En résumer, trois choses: sécurité, passeport, hébreux.
Nombre de postes de sécurité que j'ai franchis entre Montréal et Tel Aviv: 4
Nombre de fois où mon passeport a été vérifié: 12
Nombre de gardiens Israéliens qui m'ont questionnés sur mon pourquoi de voyage: 4
Nombre de petits monsieurs sympatiques qui m'ont aidés à trouver mon chemin entre l'aéroport de Tel Aviv et la maison chez Geneviève: 3
Nombre d'étampes Israélienne dans mon passeport: 1
Nombre de pays du Moyen Orient (à l'exception de la Jordanie et de l'Égypte) où je peux maintenant mettre les pieds: 0, merde!
À cette information, j'en connais au moins une qui doit se réjouir. Non Pierrette, je n'irai pas en Syrie, ni au Liban, ni tous ces autres pays qui me font rêver même s'ils sont dangereux. On m'a bien assuré que les douaniers israéliens était généralement sympathiques et acceptaient d'étamper le ressortissant canadien sur une feuille mobile. Le mien, il m'a souri en disant que Israel faisait partie de l'union, et qu'il allait étamper mon passeport de toute façons parce qu'il n'y avait aucune raison valable de ne pas vouloir une étampe israélienne. Sale con.
De façons générale et que ce soit justifié ou non, la sécurité pour les avions qui partent pour Israel est complètement énorme. À Toronto, on a fait sortir tout le monde de la zone 169 (là où on attend pour entrer dans l'avion) afin de vérifier encore une fois les sacs à main et les cartes d'embarquement pour s'assurer que personne n'entre dans l'avion avec des produits dangereux. Même mes mains ont étés palpées avec le petit bout de tissu blanc. Une fois dans l'avion, nous sommes restés en place une grosse heure supplémentaire, avant que l'agent de bord annonce finalement au micro qu'il y avait un bagage suspect à bord et que les hautesses allaient vérifier avec tout le monde à qui appartenaient les bagages à main. En vol, tout mouvement hors de son siège est interdit durant la dernière demie heure de vol (no toilets, no service), et tien jusqu'à ce que l'avion soit immobile. À Tel Aviv, une escorte d'agents a vérifié et questionné tout ceux qui n'avaient pas l'air israélien. Finalement, juste avant de récupérer mon bagage, une dame m'a fait sortir les noms, adresses et numéros de téléphone des personnes que j'allais visiter et a remit en question mon aptitude financière à passer trois mois en Israel si je sors des études. Enfin.
Je suis donc sortie de l'avion avec mon iPod sur les oreilles, mes lunettes d'aviateur sur les yeux, et j'ai déambulé avec la mince foule dans un immence corridor. Immence, c'est à peut près six étages en hauteur et 250 pieds de longueur. Le soleil perçait le mur vitré. Dehors, une plaine désertique et trois gros drapeaux israéliens. Tout est lumineux, tout est jaune, bleu et vert. Je ne comprend absulument rien à l'ébreux écrit (pas grand chose à l'hébreux parlé non plus d'ailleurs). Moment de destabilisation! Putin, je suis bien arrivée en Israel!