31 octobre 2010

La Méditérannée, prise 1

La Méditérannée, meilleure que jamais.
Cette fois ci, c'est sur la côte de l'Israel près de Tel Aviv. Au début de l'hiver. Seul, sinon avec quelques pêcheurs qui se font arroser par la mer. 
Il est complètement inutile de dire à quel point j'aime la mer.

Israel, là où la conduite est relafive.
Ici, c'est le vent. Mais là bas, c'est la ville.
Oui Ge, je viens de te voler ta fille sans ta permission.

30 octobre 2010

Security check

En résumer, trois choses: sécurité, passeport, hébreux.

Nombre de postes de sécurité que j'ai franchis entre Montréal et Tel Aviv: 4
Nombre de fois où mon passeport a été vérifié: 12
Nombre de gardiens Israéliens qui m'ont questionnés sur mon pourquoi de voyage: 4
Nombre de petits monsieurs sympatiques qui m'ont aidés à trouver mon chemin entre l'aéroport de Tel Aviv et la maison chez Geneviève: 3
Nombre d'étampes Israélienne dans mon passeport: 1
Nombre de pays du Moyen Orient (à l'exception de la Jordanie et de l'Égypte) où je peux maintenant mettre les pieds: 0, merde! 
À cette information, j'en connais au moins une qui doit se réjouir. Non Pierrette, je n'irai pas en Syrie, ni au Liban, ni tous ces autres pays qui me font rêver même s'ils sont dangereux. On m'a bien assuré que les douaniers israéliens était généralement sympathiques et acceptaient d'étamper le ressortissant canadien sur une feuille mobile. Le mien, il m'a souri en disant que Israel faisait partie de l'union, et qu'il allait étamper mon passeport de toute façons parce qu'il n'y avait aucune raison valable de  ne pas vouloir une étampe israélienne. Sale con. 

De façons générale et que ce soit justifié ou non, la sécurité pour les avions qui partent pour Israel est complètement énorme. À Toronto, on a fait sortir tout le monde de la zone 169 (là où on attend pour entrer dans l'avion) afin de vérifier encore une fois les sacs à main et les cartes d'embarquement pour s'assurer que personne n'entre dans l'avion avec des produits dangereux. Même mes mains ont étés palpées avec le petit bout de tissu blanc. Une fois dans l'avion, nous sommes restés en place une grosse heure supplémentaire, avant que l'agent de bord annonce finalement au micro qu'il y avait un bagage suspect à bord et que les hautesses allaient vérifier avec tout le monde à qui appartenaient les bagages à main. En vol, tout mouvement hors de son siège est interdit durant la dernière demie heure de vol (no toilets, no service), et tien jusqu'à ce que l'avion soit immobile. À Tel Aviv, une escorte d'agents a vérifié et questionné tout ceux qui n'avaient pas l'air israélien. Finalement, juste avant de récupérer mon bagage, une dame m'a fait sortir les noms, adresses et numéros de téléphone des personnes que j'allais visiter et a remit en question mon aptitude financière à passer trois mois en Israel si je sors des études. Enfin.

Je suis donc sortie de l'avion avec mon iPod sur les oreilles, mes lunettes d'aviateur sur les yeux, et j'ai déambulé avec la mince foule dans un immence corridor. Immence, c'est à peut près six étages en hauteur et 250 pieds de longueur. Le soleil perçait le mur vitré. Dehors, une plaine désertique et trois gros drapeaux israéliens. Tout est lumineux, tout est jaune, bleu et vert. Je ne comprend absulument rien à l'ébreux écrit (pas grand chose à l'hébreux parlé non plus d'ailleurs). Moment de destabilisation! Putin, je suis bien arrivée en Israel! 

24 octobre 2010

Des papiers et des papiers

Ce matin, c'est check up de voyage. Étalés en pagaille sur la table, il y a des livres, des photocopies, des feuilles de renseignements, des papiers noircis de numéros de téléphone d'urgence, de polices d'assurance, d'adresses. Le temps passe (vraiment trop rapidement d'ailleurs) et je ne suis pas du tout énervée de partir. Non non. À dire vrai, j'ai des frissons à l'idée de quitter Montréal cette semaine. Je vois le temps filer et je sais que vendredi, je vais me retrouver dans un nouveau pays à faire Shabbat avec une jolie petite famille. Et vraiment, j'ai hâte.
Pourtant, j'ai encore une tonne de trucs à faire: achats de dernière minute, vérifications de papiers, listes de musiques, personnes avec qui boire un dernier verre. J'ai la fébrilité dans le tapis avec le temps qui passe. Un beau mélange d'excitation et d'appréhension. J'ai une envie immense de partir et pourtant, il y a toujours une chose qui nous retiennent quelque part. Comme le disait si joliment Baricco: "Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part." Et il a souvent raison cet italien. 


Jeudi, ce sera un deuxième départ. Cette fois-ci sera la bonne. 

11 octobre 2010

La bonne raison

Selon les auteurs du Lonely Planet Jordanie, la troisième bonne raison de partir explorer la Jordanie est la suivante:
Porter un chapeau de cuir et se prendre pour Indiana Jones dans Indiana Jones et la dernière croisade

Ok, je suis convaincue! Il est où mon billet d'avion? 

10 octobre 2010

Approvisionnement

Je pars dans moins de trois semaines. Le temps passe rapidement. 
Entre les branches, j'ai compris qu'il était difficile de trouver des bouquins en français au Proche-Orient. Tiens donc, je suis étonnée. Tan pis. Je peux alors sans remords m'en donner à coeur joie dans les rayons odorants des librairies montréalaises. 
Depuis les derniers jours, j'ai profité de la ville pour partir à la conquête des bouquineries. J'ai fait provision de romans et d'ouvrages théoriques divers. Je trouve que j'en ai pris beaucoup, mais je sais pertinemment que si je continue à dévorer les pages comme je le fais maintenant, je vais devoir en racheter quelques-uns avant de partir. Depuis mon arrivée à Montréal, je me suis fait deux jolis romans et un recueil de nouvelles israéliennes, j'ai Anaïs Nin en commence et Traité d'athéologie de Michel Onfray qui traîne ouvert dans mon sac. Cela dit, en plus de mes deux Lonely Planet (Jordanie, nouvelle édition fait maintenant plus de poids dans mon sac à dos), j'ai pris en prévision du voyage un deuxième Michel Onfray, un Laborite, Guy Debord et un Prix Goncourt afghan. J'ai un Henry Miller qui traîne encore quelque part, je suis bien décidée à attraper le Baricco qui manque encore à ma culture et j'ai aussi prévu partir avec Simone de Beauvoir. Ça fait beaucoup. Mais quatre mois sans lecture, ça peut être particulièrement long. Vaut mieux prévenir. 

3 octobre 2010

Le problème avec Montréal

Le problème avec Montréal, c'est que je m'y sens chez moi. Que même si je n'ai pas de toit officiel, que je n'ai pas de cours, pas de boulot et que mon activité principale consiste à errer dans la ville et à rencontrer des copains, Montréal reste un endroit où je me sens tout particulièrement confortable. En plus, il semble que les gens chez qui je passe beaucoup de temps ce mois-ci habitent tous à quelques rues de mon ancien chez moi, sous les Érables. Ce sont mes rues, mes cafés, mes habitudes quoi.
Depuis la petite semaine où je suis de retour, de passage, mon rythme de vie cadre tout parfaitement avec l'ambiance urbaine. Question de déstabiliser les habitudes, on repassera.
Est-il que nous sommes l'automne. Les terrasses persistent, les couleurs sont magnifiques, les feuilles tombent et sentent bon, l'air est frais. À mon sens, c'est la saison parfaite. Et réellement, là, tout de suite, je n'ai pas vraiment envie d'être ailleurs.