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18 janvier 2012

Réfugiés oubliés

Ce matin, un peu comme tous les matins, je prenais un temps pour parcourir l'actualité du jour. Depuis mon arrivée ici, ma consommation de quotidiens sur le net est en forte hausse. Je confesse, c'est un peu parce que je manque de tâches pour remplir mes heures de bureau. Autant profiter de ces moments pour se mettre à jour sur ce qui se passe dans le monde. Et entre les changements d’allégeances, les présidentielles, les capitaines déserteurs, il s'en passe des affaires...
Je suis donc sur la section internationale de Radio-Canada. En vedette, il y a un web documentaire paru l'an dernier et qui porte sur la vie des réfugiés dans un camp palestinien au Liban. Le camp se nomme Chatila et a été construit "temporairement" en 1948 suite à la formation de l'État d’Israël. À l'époque, beaucoup de Palestiniens ont dû s'exiler en laissant leurs terres derrière eux.
L'exil du peuple palestinien est une triste réalité qu'il m'a été possible d'effleurer lors de mon voyage dans les Pays du Sable, en 2010. C'est un peuple qui me touche énormément. J'ai donc eu envie de partager le lien. Alors, voilà.

"Même si on meurt, il y a d'autres générations qui vont continuer à réclamer la terre palestinienne. La terre sacrée. Et je prie Dieu pour que je ne meure pas ici, mais là bas, en Palestine, dans mon pays."


Réfugiés oubliés, sur Radio-canada.ca

9 décembre 2010

Hanukkah et religions

A Jérusalem cette semaine, j'ai eu droit a ma première célébration de Hanukkah. 35 personnes dans le petit appartement de Jaffo St. à cuire des beignets, boire de l'alcool sous les feux d'artifices et chanter en cœur avec le piano et la guitare lors de l'allumage du hannukiot. C'est simple, ça aurait aussi ou se passer aux îles dans le temps des fêtes en entonnant un minuit chrétien de façon magistrale. Comme quoi, même si les croyances sont différentes, on se rejoint tous quelque part.

Parlant de religion. J'ai une question. Pourquoi, d'un point de vue chrétien et suite au nouveau testament et autres récits bibliques en araméens interprétés subjectivement par l'Église (tient, un jugement de valeurs), est-ce qu'on a totalement fait sauté l'ancien testament? Ce n'est pas que j'ai forcément envie de consacrer ma vie à l'étude de la Tora, ni de porter une perruque, ni d'avoir une ribambelle d'enfants vêtus de façon similaire, mais on s'entend sur une chose: l'évangile n'est que le tome 2 de l'ancien testament. Et dans ce raisonnement, le coran en serait le tome 3, mis a part que "nous" ne reconnaissons pas son profère Mahomet. Comme les juifs ne reconnaissent pas le "sauveur" en Jésus.
Je ne connais pas les fêtes juives (ni les rites, ni pas grand chose en fait). C'est peut être parce que je suis dans un certain contexte ou les religions sont importantes et font part de la vie courante, mais ça manque a ma culture. Pas tant ma culture religieuse personnelle, mais ma culture générale qui tend à une compréhension du monde. Les gens se battent depuis toujours pour des questions de possession, de croyances. Les croyances, moi, elles me fascinent. Comment ce qu'un illumine a écrit il y a des siècles vient jouer sur nos comportements et nos interactions aujourd'hui.

Ce qui m'amène a mon questionnement numéro deux. Pourquoi Israel ne fout pas le camp de la Palestine (ou devrais-je écrire Territoires Palestiniens sous occupation Israélienne pour être politiquement correct dans mon post d'opinion)? Elle se justifie en clamant qu'elle était là en premier, qu'elle s'est fait déportée et qu'elle revient a sa source. Qu'elle a gagnée ces frontières, même si la communauté internationale ne les reconnait pas et que ça crée un conflit pas possible.
Du point de vue religieux, on était tous là en premier. On a tous été juif à un point ou un autre (bon, pas tous, mais on comprend le point de l'origine religieuse déblatérer précédemment). On a tous eu Ève et la pomme, Noë et le déluge, Moïse et ses commandements à la recherche de la terre promise. Israel avait ses frontières reconnues et il a fait la guerre de 67 pour en prendre d'avantage (voir en complément mon post sur les Banias et les zones minées). Je sais, les questions internationales sont compliquées. Je n'ai pas étudie la politique. Ni les conflits, ni même les sciences humaines. J'ai des amis israéliens qui ont servi les forces de l'armée et qui argumentent contre le retour des frontières de 67 (et contre les territoires palestiniens de façon générale aussi) et des connaissances palestiniennes qui prient pour une Palestine libérée de l'occupation avec un vrai gouvernement et des vrais droits reconnus. J'ai commencé à m'intéresser à la question israélienne il y a 3 mois et j'en ai encore beaucoup à apprendre. Mais je ne comprendrai probablement jamais pourquoi on se tape dessus parce qu'on a un dieu qui n'a pas le même nom.

Insciallah. Amen.

3 décembre 2010

Still in Palestine

J'ai quitte Haifa au même moment ou un dépotoir illégal prenait feu, causant le plus grand désastre du genre de l'histoire d'Israël. Dire que j'ai vue les flammes de l'autre cote de la montagne n'est pas assez expressif pour relater la chose. Le ciel était en feu. Israel est en état d'urgence. Le pays possède un équipement militaire de la mort, mais n'a pas les infrastructures pour combatre un feu de forêt de cette envergure. Parfois, il faudrait mettre des priorités au bon endroit. I'm just saying.

Le tout pour arriver a Nazareth hier dans la journée. Plus que le lieu de résidence de Jésus, Nazareth est une magique petite ville palestinienne du nord de l'israel. Je ne rend compte que ce sont ces endroits que j'apprécie le plus. Les palestiniens me fascinent. Il sont beaux et généreux, ils ont une histoire et tellement d'idées a émettre. Ils sont eux-memes l'autre cote de l'histoire, les percecutees et les méchants. Et pour dire vrai, a mon expérience personnelle, il sont tout du moins aussi beau que vous et moi.
Je l'avoue, quand j'ai entendue ma coloc espagnole poser pour la première fois la question "You, what do you want for palestine?", je suis restée surprise devant le caractère direct de la question. Et j'ai été hebait devant la sincérité des réponses. Maintenant que je suis toute seule a la découverte d'un nouveau pays, je m'étonne de voir ces mêmes mots sortir de ma bouche. Merci pour le coup de pied au cul qui a chasse la gêne, beautifull Paloma. Hope you were here discovering Palestine with me. You would love Nazareth.

Finalement et en express, voici d'autres mots pour raconter rapidement ces quelques jours: oui je suis finalement partie de Jerusalem, des marches et encore des marches jusqu'au sommet du mont Carmel, Nazareth et la bière palestinienne, documentaires sous les étoiles de la vieille ville, hickig en Galilée et baklava. Voilà.


Note: ce post est ectit sur un iPod, et n'a donc magoritairement pas d'accents. 

25 novembre 2010

Adventurous Ramallah

Mercredi 24 novembre, escapade dans la West Bank, encore. Une fois n'est pas sufisante pour capter ce soit disant dangereux, mais fascinant coin du monde. 
Paloma et moi avons sauté dans un bus en fin d'avant midi en direction de Ramallah, une minuscule ville au nord de Jerusalem. Pour situer dans l'histoire, c'est dans les environs de Ramallah que Jésus serait entré dans le temple à l'age de 12 ans. Est-ce que nous avons vu le temple? non. Par contre, à Ramallah, ce qui frappe en premier (outre la désorganisation de l'espace et l'abonndance des gens dans tous les coins) c'est la quantité impressionnante d'affiches du Fatah représentant Y.Arafat. Le leader est mort il y a 6 ans, mais il reste le regretté favori dans le coeur des palestiniens. Ce qu'ils pensent de M.Abbas? Sans commentaire. Si on demande à un homme dans la rue, il dirat qu'il aime Abbas. Affirmer le contraire serait dangereux pour lui ou pour sa famille. Si on en parle en privé devant une tasse de thé, il risque de raconter se qu'il pense réellement du gouvernement palestinien. La Palestine est un endroit bien compliqué à saisir. Chose certaine, bien du chemin reste à parcourir pour qu'Israel et la Palestine s'accordent. Et en toute franchaise, je doute fortement de la faisabilité de la chose, mais je l'espère. 

Et puis, tant qu'à mettre les pieds en territoires palestiniens pour une deuxième fois, pourquoi ne pas vivre une expérience un peu plus extrème que de partir à la recherche du meilleur hummus du pays. Qu'on se comprennent dès maintenant : nous ne cherchions pas le trouble en Palestine. Nous étions très prudentes et avec quelqu'un de confiance. Seulement parfois, il arrive des situations extraordinaires (et pas forcément dans le bon sens du terme).
En gros, l'histoire raconte que nous sommes allés prendre le thé dans une merveilleuse famille palestinienne, et je dit merveilleuse. Pour une raison inconnu, hier et hier uniquement, le check point à proximité de Ramallah a fermé ses portes plus tôt que prévu et sans avertissement. Les bus ont arrêtés de circuler, et nous, nous sommes restées à Ramallah dans l'incompréhension la plus totale. Alors que notre nouvel ami, le charmant Ahmad nous reconduisait dans sa vieille et magnifique BMW (!) à un hôtel  du centre ville, nous nous sommes fait arrêtés par la police palestinienne (!!) qui croyait que nous étions des visiteuses israéliennes kidnapées par un méchant palestinien (!!!). 
Juste un instant, mettez vous dans la peau de quelqu'un qui se fait arrêter par la police palestinienne, la nuit, dans la West Bank. Ce qui se passe, c'est que le conducteur sort de la voiture, que tout le monde commence à s'engeuler en arabe, à fumer une quantité pas possible de cigarettes et que vous, vous ne comprenez absolument rien de ce qui se passe. Alors, votre charmant ami, stressé un brin et on comprend pourquoi, vous dit: Don't be scared! Tell him you're ok! Tell him you're ok! S'en suit un échange de passeports, des regards inquièts du policier et un diaporame des photos de famille que vous venez de prendre. Puis, un soit-disant-policier-en-civile-pas-trustable-pour-deux-cents monte dans la voiture avec nous et nous accompagne jusqu'à l'hotel. Il est tard, Ahmad nous prend une chambre, nous y accompagne et s'assure que tout va bien avant de repartir avec le dit policier louche. Dodo. Retour à Jerusalem en bus au matin. 

Cela dit, remettre les pieds dans l'appartement de Jaffo Street à Jérusalem : priceless. Autant que le soulagement des colocs de nous voir revenir en un morceaux de la West Bank. Plus que de peur que de mal pour tout le monde. Si on me demande si je vais retourner en Palestine? évidemment! Seulement, et ceci est un conseil, toujours prévoir un endroit sécuritaire où dormir sur place ou rentrer avant la noirceur. Et, suivre ses feelings. Insciallah!

Hey, how was Ramallah? ... Adventurous.

18 novembre 2010

La journée du p'tit criss

17 novembre 2010, Bethlehem. Mauvais jeux de mots religieux.
Hier, j'ai vu la Palestine. Un tout petit aperçu disons. Un bus de Jérusalem au matin, une problématique de retour après le coucher du soleil. Il semble que le transport soit beaucoup moins facile du côté palestinien. Nous avons pris un taxi, puis traversé le check point à pied avant de sauter dans un sherouk jusqu'à Jerusalem-Est. Le check point n'a rien a voir avec une frontière ordinaire. Ce n'est pas une prison, mais on ne se sent pas forcément bienvenue dans cet environnement hostile. Pour nous, ressortissants de l'Ouest-en-vacance-qui-ne-se-laissent-pas-impressionner-par-les-néons-et-les-barbelés, ce n'est pas un problème, c'est seulement... destabilisant. Mais pour les palestiniens emprisonnés dans leurs propre pays, c'est une autre paire de manches. Mur de la Palestine infranchissable.
Cela dit, Bethlehem: wow. Petite ville complètement désorganisée où le christianisme se mélange à l'Islam dans une ambiance hétéroclite. Et c'est beau. J'ai marché sur les traces de Marie et de Joseph jusqu'à la cave de la nativité dans l'église du même mon. Vieille Église au toit de bois (l'étable, tsé!) où une foule impressionnante de pellerins se pressent pour embrasser l'endroit où la Vierge aurait donné naissance à leur Seigneur. Nous avons cherché le boeuf et l'âne, mais aucune trace animale dans cet endroit.


Et puis surprise, nous sommes aterris dans une église chrétienne-araméenne ouverte par hasard où on a pu entendre chanter le Notre Père en araméen par un jeune garçon de Bethlehem (retour à la photo du post précédent où le Notre Père figurait en araméen, langue indéchiffrable). Une belle expérience pour les sens.
Ce fut ensuite le moment du thé parce que pour le plaisir de la vie, le thé et la culture arabe ne doivent faire qu'un. Alors, thé offert par le thé-man dans une jolie petite ruelle. Ruelle d'où nous ne sommes jamais parti, parce que nous nous sommes faites interceptées par une ribambelle d'enfants (les dits p'tits criss) avec qui nous avons joué au foot tout l'après midi.

Alors donc, pour un premier aperçu de la Palestine, ce fut formidable. La Palestine, elle n'est pas dangereuse. Pas plus qu'ailleurs. Les gens sont beaux, acueillants, ouverts. À ce que nous avons pu voir, ils aiment raconter leurs histoires et leurs pays. Le danger, il ne vient pas des palestiniens eux-même. Il vient du gouvernement, de la situation politique un peu précaise, de l'arogance des militaires israéliens postés en Palestine. Et en Palestine, je vais retourner.