18 novembre 2010

La journée du p'tit criss

17 novembre 2010, Bethlehem. Mauvais jeux de mots religieux.
Hier, j'ai vu la Palestine. Un tout petit aperçu disons. Un bus de Jérusalem au matin, une problématique de retour après le coucher du soleil. Il semble que le transport soit beaucoup moins facile du côté palestinien. Nous avons pris un taxi, puis traversé le check point à pied avant de sauter dans un sherouk jusqu'à Jerusalem-Est. Le check point n'a rien a voir avec une frontière ordinaire. Ce n'est pas une prison, mais on ne se sent pas forcément bienvenue dans cet environnement hostile. Pour nous, ressortissants de l'Ouest-en-vacance-qui-ne-se-laissent-pas-impressionner-par-les-néons-et-les-barbelés, ce n'est pas un problème, c'est seulement... destabilisant. Mais pour les palestiniens emprisonnés dans leurs propre pays, c'est une autre paire de manches. Mur de la Palestine infranchissable.
Cela dit, Bethlehem: wow. Petite ville complètement désorganisée où le christianisme se mélange à l'Islam dans une ambiance hétéroclite. Et c'est beau. J'ai marché sur les traces de Marie et de Joseph jusqu'à la cave de la nativité dans l'église du même mon. Vieille Église au toit de bois (l'étable, tsé!) où une foule impressionnante de pellerins se pressent pour embrasser l'endroit où la Vierge aurait donné naissance à leur Seigneur. Nous avons cherché le boeuf et l'âne, mais aucune trace animale dans cet endroit.


Et puis surprise, nous sommes aterris dans une église chrétienne-araméenne ouverte par hasard où on a pu entendre chanter le Notre Père en araméen par un jeune garçon de Bethlehem (retour à la photo du post précédent où le Notre Père figurait en araméen, langue indéchiffrable). Une belle expérience pour les sens.
Ce fut ensuite le moment du thé parce que pour le plaisir de la vie, le thé et la culture arabe ne doivent faire qu'un. Alors, thé offert par le thé-man dans une jolie petite ruelle. Ruelle d'où nous ne sommes jamais parti, parce que nous nous sommes faites interceptées par une ribambelle d'enfants (les dits p'tits criss) avec qui nous avons joué au foot tout l'après midi.

Alors donc, pour un premier aperçu de la Palestine, ce fut formidable. La Palestine, elle n'est pas dangereuse. Pas plus qu'ailleurs. Les gens sont beaux, acueillants, ouverts. À ce que nous avons pu voir, ils aiment raconter leurs histoires et leurs pays. Le danger, il ne vient pas des palestiniens eux-même. Il vient du gouvernement, de la situation politique un peu précaise, de l'arogance des militaires israéliens postés en Palestine. Et en Palestine, je vais retourner.

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