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10 janvier 2011

Houmous recipe

Les retours engendrent des moments de réflexions, des prises de consciences, des changements d'habitudes. Pour le meilleur et parfois, pour le pire. Cette fois, un élément hétéroclite que j'ai fièrement rapporté du Moyen Orient, c'est le houmous. Définitivement le houmous. 
Au Québec, il se vend en Fontaine Santé. Il coûte la peau des fesses pour une minuscule portion, et il n'est même pas si bon de toutes façons. Question de remédier à la chose, dès mon retour, je me suis lancée sur le blender et j'ai tenté de retrouver comment concocter cette petite merveille culinaire, base de l'alimentation arabe. Premier essais réussi. Réussite même, car on me parle constamment de ma recette de houmous. 
Cela dit, la voilà. Notons que les ingrédients et les quantités sont sujets à changement aléatoires et sans préavis selon mes humeurs ou ce qui se trouve dans mon réfrigérateur ou le vôtre. 

1. Pour la base du houmous.
Dans un robot culinaire, un blender ou un bol quelconque où le tout sera décapité à la zézette, garocher: 

- 2 cannes de pois chiches (en garder une poignée pour la décoration finale)
- 2 à 4 bonnes c. à s. de thaini de qualité respectable
- 4 à 7 gousses d'ail, au goût. Les faire grillées dans l'huile ou les passer direct dans le blender avec le reste
- un peu de jus de citron
- de l'huile d'olive en quantité impressionnante. Possiblement environ 2 tasses. Il faudrait vérifier, mais je n'ai jamais aimé cuisiner avec les instruments approprié et trouve que le "à peu près" est toujours la méthode la plus concluante. Presque. 
- sel, poivre, cumin, zaatar

Blender le tout et ajouter l'huile d'olive progressivement et au besoin pour que la mixture forme une jolie pâte sans grumeau qui semble appétissante. Mettre le houmous dans des petits pots avant de le placer au congélateur ou de l'ingurgiter à volonté avec des pitas, des biscuits, des toasts, pour déjeuner, dîner, souper ou en collation.
Note importante, il faut prendre son houmous avec le pita directement dans le pot, sans l'intérim d'un couteau ou d'une cuillère. C'est encore meilleur. 

2. Pour le plaisir de la dégustation, une fois que le houmous est prêt.

- le sortir du fridge. Contrairement à la croyance populaire, le houmous est meilleur chaud (mais se conserve quand-même au froid)
- le placer dans un petit bol et faire un creux au milieu
- ajouter dans le creux des poids chiches complets (qu'on a récupéré de la canne au début), des champignons grillés et de la fleur d'ail (ou tout autre éléments du genre)
- ajouter un peu de zaatar et encore de l'huile sur le dessus pour être bien certain que ce soit bon et huileux.

Beta avon. Enjoy. 

24 octobre 2010

Des papiers et des papiers

Ce matin, c'est check up de voyage. Étalés en pagaille sur la table, il y a des livres, des photocopies, des feuilles de renseignements, des papiers noircis de numéros de téléphone d'urgence, de polices d'assurance, d'adresses. Le temps passe (vraiment trop rapidement d'ailleurs) et je ne suis pas du tout énervée de partir. Non non. À dire vrai, j'ai des frissons à l'idée de quitter Montréal cette semaine. Je vois le temps filer et je sais que vendredi, je vais me retrouver dans un nouveau pays à faire Shabbat avec une jolie petite famille. Et vraiment, j'ai hâte.
Pourtant, j'ai encore une tonne de trucs à faire: achats de dernière minute, vérifications de papiers, listes de musiques, personnes avec qui boire un dernier verre. J'ai la fébrilité dans le tapis avec le temps qui passe. Un beau mélange d'excitation et d'appréhension. J'ai une envie immense de partir et pourtant, il y a toujours une chose qui nous retiennent quelque part. Comme le disait si joliment Baricco: "Il faut toujours semer derrière soi un prétexte pour revenir, quand on part." Et il a souvent raison cet italien. 


Jeudi, ce sera un deuxième départ. Cette fois-ci sera la bonne. 

11 octobre 2010

La bonne raison

Selon les auteurs du Lonely Planet Jordanie, la troisième bonne raison de partir explorer la Jordanie est la suivante:
Porter un chapeau de cuir et se prendre pour Indiana Jones dans Indiana Jones et la dernière croisade. 

Ok, je suis convaincue! Il est où mon billet d'avion? 

10 octobre 2010

Approvisionnement

Je pars dans moins de trois semaines. Le temps passe rapidement. 
Entre les branches, j'ai compris qu'il était difficile de trouver des bouquins en français au Proche-Orient. Tiens donc, je suis étonnée. Tan pis. Je peux alors sans remords m'en donner à coeur joie dans les rayons odorants des librairies montréalaises. 
Depuis les derniers jours, j'ai profité de la ville pour partir à la conquête des bouquineries. J'ai fait provision de romans et d'ouvrages théoriques divers. Je trouve que j'en ai pris beaucoup, mais je sais pertinemment que si je continue à dévorer les pages comme je le fais maintenant, je vais devoir en racheter quelques-uns avant de partir. Depuis mon arrivée à Montréal, je me suis fait deux jolis romans et un recueil de nouvelles israéliennes, j'ai Anaïs Nin en commence et Traité d'athéologie de Michel Onfray qui traîne ouvert dans mon sac. Cela dit, en plus de mes deux Lonely Planet (Jordanie, nouvelle édition fait maintenant plus de poids dans mon sac à dos), j'ai pris en prévision du voyage un deuxième Michel Onfray, un Laborite, Guy Debord et un Prix Goncourt afghan. J'ai un Henry Miller qui traîne encore quelque part, je suis bien décidée à attraper le Baricco qui manque encore à ma culture et j'ai aussi prévu partir avec Simone de Beauvoir. Ça fait beaucoup. Mais quatre mois sans lecture, ça peut être particulièrement long. Vaut mieux prévenir.