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11 avril 2012

España tome 3: Pasqua Story

Traditionnellement, le dimanche de Pâques, il faudrait se lever tôt. S'habiller propre. Aller à l'église. Échanger du chocolat en famille.
En parallèle, voici le récit du plus absurde et délirant dimanche de Pâques qu'il m'a été possible de vivre. Une fête sans fin parcemée de beaucoup de bonheur en terre catalane.
Onda, Catalogne. 2012.
Il fait sombre dans la chambre de Palomita. Rien ne laisse présager qu'il est 13 heures passé et qu'on a manqué la procession du matin, surtout pas l'impression que j'ai d'avoir chanté dans un karaoke la nuit dernière. L'équation est absurdement soutenue par la musique espagnole et les vidéos kitch à mourir qui dansent encore dans ma tête.
Petit mal de crâne d'être rentrés au son des oiseaux. Ce matin, il n'y aura pas de café dans mon corps. L'horloge sonne et nous avons été invitées à manger la paella. Paella ce sera, café ou pas.


Ne sont il pas absurdes ces matins où la journée commence trop tard et où la chaleur du café est échangée pour la froideur de la bière. Puis le vin et le champagne et encore. Et enfin, caféine de mon cœur en dessert venant baigner les restants de ce magnifique repas traditionnel ou, comme un intrus, je n'ai presque rien saisis jusqu'à ce que soudain, je ne retrouve avec un gros sac d'oranges et un bout de parmesan dans les bras pour le voyage. Muchos gracias.

Phase deux de la journée.
Cet après midi se tient un concert dans un entrepôt désaffecté à la sortie de la ville. C'est plus ou moins un spectacle d'aréna ou un rock band espagnol contribue à faire exploser les frontières absurdes de ma journée. Est-il que quelques heures plus tard, la noirceur est tombée, la musique aussi. C'est la siesta du soir.


Phase trois de la journée pascale. Nous somme de retour sur nos pieds et nous marchons vers un kebab, sublime falafel, partisans de foot et café local. Mes facultés d'apprentissage du catalan sont de plus en plus optimales! Je baragouines trois ou quatre phrases dans un accent absolument terrible. En fin de compte, j'ai complètement oublié la sainte journée.


Trois heures du matin. Dernière phase.
D'un commun accord, la veillée a commencée trop tôt pour s'étirer jusqu'au lever du soleil. Ce sera la fin de la journée pascale et définitivement, elle sera étiquetée ainsi : Sunday Funday!

4 octobre 2011

Les seins

Au cas où, à tout hasard, quelqu'un n'aurait pas compris à quelle point la Nouvelle Orleans était un endroit hors de la réalité, je me suis dit que ça valait la peine de partager quelques autres images prise le weekend dernier.
Tous les soirs, c'est la fête sur Burbon Street. L'alcool est servi à l'extérieure, la musique joue dans tous les coins, les gens s'entassent sous les étoiles, les colliers de perles sont échangés contre les seins. Les seins, oui oui.









12 décembre 2010

Savon jordanien

Imaginez un mauvais soap américain ou un boolywood un peu crados. Ça se passe entre la voisine du dessus, une divorcée dans la trentaine désespérément en manque de sexe et le jeune homme du dessous, un joli guide touristique.
La femme tente depuis des semaines d'entrainer le jeune homme à son appartement pour on imagine quoi. Un jour, ils se croisent dans l'entrée. Discutent. Le jeune homme est accompagne d'une canadienne avec qui il partage sa chambre pour quelques jours. Ils se sont rencontrés sur un site internet appelé couchsurfing. La femme les invites à boire un verre dans son appartement et la canadienne accepte poliment. Elle n'a aucune idée que le jeune homme tente désespérément de fuir la vipère.
Une heure plus tard, le trio se retrouve dans l'appartement de la femme. Je vous met dans l'ambiance. Au sol, il y a une fausse peau de jagoir. Sur le mur, une mauvaise reproduction de nature morte. De la dentelle en plastique sur les divans. Sur la table, un petit pot de verre avec un napperon en papier et une variété inconnue de pinotes sucrées. L'ambiance sonore est Indescriptible, mais on reconnait les mêmes six notes rose pâles dans une boucle aliénante. La femme porte une sorte d'ensemble hybride entre le pyjamas et le suit de sport. Si c'était moi qu'on ressayait de séduire, je ne sais pas si j'éclaterais de rire ou si je me sauverais en courant. Possiblement toutes ces réponses. Le jeune homme, lui, glisse à l'oreille de la canadienne: quoi qu'il arrive, ne me laisse pas seul.
La discussion se passe en arabe sans sous-titres et avec un sourire hypocrite. C'est qui elle? Comment ça tu l'as rencontrée sur un site internet? Elle part quand? Tu aimes mieux les étrangères? Elle reste où? Est ce que vous couchez ensemble? J'ai un grand lit, tu n'aimerais pas mieux dormir chez moi? J'ai besoin d'un homme. Est-ce que tu me trouves attirante? Je me sens seule, je ne fait plus confiance à personne.
La canadienne voit bien l'absurdité malaisante de la situation, mais reste impuissante dans l'aide moral qu'elle tente d'apporter au jeune homme. On se rappel qu'il s'agit d'un soap en arabe. La conversation va ainsi jusqu'à ce que le jeune homme parte en s'inventant une excuse bidon. Dans la voiture, question de se sauver le plus loin possible au cas où la vipère referait surface, il traduit la discussion à la canadienne qui, elle, se mare incroyablement.

Note en bas de page. Il n'y a aucune une photo à l'appuie, mais ceci est l'aventure la plus absurde que je n'ai jamais vécue; jouer au chaperon dans un mauvais soap jordanien.

Le bord de la Mer Rouge

Je vais d'abord mettre quelque chose au clair. J'ai adoré Israel. Vraiment et absolument. Les gens que j'y ai rencontré, les paysages et la multitude de lieux saints ont contribués à cet amour. Je revendrai en Israel.

Vendredi matin, j'ai pris un taxi d'Eilat à la frontière jordanienne que j'ai traversée à pied avant de sauter dans un autre taxi jusqu'à Aqaba. J'ai attendue mon hôte sur la plage en buvant le thé entre les familles jordaniennes qui fumaient les nargilees en surveillant du coin de l'oeil leurs gamins dans la mer. J'ai apris à écrire quelques nombres en arabe avec un conducteur de bus qui ne parlait pas un mot d'anglais. Des femmes voilées de noir n'ont tendues leurs bambins pour que je les prennent en photo. J'ai déambulé dans le souk et je n'ai reçu que des sourire et des welcome, where are you from?




Le soir, arrêtée sur le bord de la mer, je voyais simultanément la Jordanie, Israel, l'Égypte et l'Arabie Saoudite avec des milliards étoiles au plafond. Autant de frontières qui border la Mer Rouge. Je me suis questionnée sur ce que je pouvais demander de mieux, j'ai trouvé quelques variantes, mais en gros, rien. Vraiment.
Samedi, j'ai eu droit à ma première tempête de sable dans le désert. J'ai visité l'une des sept merveilles du monde dans une tempête de grêle et fait du hiking dans les montagnes multicolores. J'ai parcouru trois kilomètre à dos de mule avec un Bedoin, j'ai pris le thé dans un ancien château fouetté par le vent hivernal et je me suis retrouvée seule dans un canyon à remercier la vie face à des montagnes rocheuses sculptées par les millénaires d'histoire nomade.

Ma check list des derniers jours en rafale,
Manger mon premier morceau de poulet en 6 ans: Check
Regarder des touristes russes hiker à Petra en talons hauts: Check
Me faire inviter à un BBQ dans une grotte par un Bedoin: Check
Prendre ma douche en discutant avec une cocrelle et Enrike Eglisias: Check
Me baigner dans la Mer Rouge sur une plage déserte à la frontière de l'Arabie Saoudite: Check


Il n'y a qu'une chose qui résume vraiment mon feeling face à ce nouveau pays où j'ai mis les pieds. La Jordanie est exactement ce que je venais chercher cet automne. Les gens, les maisons, le désert, la culture arabe. Merci. Je reviendrai. Insciallah.

Et à MH Boudreau, si tu lis ce post, merci de ne pas avoir trouvé de billet direct de Tel Aviv. J'ai passé à un cheveu de manquer la Jordanie.

23 novembre 2010

See Level Camel

Nous sommes presqu'en décembre, mais il fait bien assez chaud pour se faire une petite expédition à la Mer Morte, question de désinfecter mes nombreuses picures de moustiques dans le sel. Au programme: traverser la Palestine, se faire flotter dans la mer, s'enduire de boue, se faire flotter encore et rentrer à temps pour le souper mexicain de ce soir. Entre Jérusalem et la Mer Morte, on atteint le niveau de la mer. Il faut traverser le désert, les villages bédoins, croiser des chameaux, des ânes et des nomades errants. C'est assez dépaysant et c'est magnifique. Juste avant d'atteindre le niveau zéro, dans la voiture de mon charmant coloc, on a eu droit à un: Oh! You want to see the See Level Camel? ...
Complètement hébait par l'absurdité de la chose (un bédoin et son chameau attendant patiemment les touristes sur le dord de l'autoroute) voici donc le seul et l'unique: le See Level Camel.