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9 octobre 2011

What about Texas

Maintes fois, j'ai dit que j'aimais bien le sud des États Unis. Évidemment, ce n'est pas pour le choc culturel que nous sommes en train de vivre. Question dépaysement des cultures, il va falloir repasser.
Par contre, la route du sud est magnifique. Les gens qu'on y croise sont super (d'ailleurs, essayer de voyager avec des bottes de cowboy et un petit chapeau: c'est officiellement le meilleur truc pour se faire des amis à tous les coins de rues). Et puis, les paysages se rapprochent de plus en plus du coucher de soleil du Far West. Celui là. Le mythique. Avec le désert, les petites montagnes et Lucky Luke sur son cheval vers le couchant.
Je crois que je vais réintituler "Road Tripping Route 66" "Far West Road Tripping". On ne se fera pas de cachettes, nous sommes sur la route depuis deux semaines et nous sommes encore loin de la route mythique. Nous allons devoir traverser le Texas et le Nouveau Mexique, faire un changement d'huile au passage et hicker dans le désert et les montagnes. Juste du plaisir en perspective.

Cela dit, j'ai enfin connecté ma Canon au laptop. J'ai donc une tonne de nouvelles images à partager.  Parce que non, je n'ai pas seulement pris de images avec mon iPhone.



Puis finalement, aux dernières nouvelles, Manu et moi habitons depuis deux jours dans une petite maison située la minuscule ville de Hunt, à 100 miles à l'ouest de Austin. C'est magnifique, tout vitré avec des meubles en rotins blanc. On se baigne dans la rivière, il y a des cerfs dans la court, des aigles dans le ciel et des éclairs dans la nuit. Nous voulions nous faire un petit hicking dans les environs, mais depuis hier, le temps est à l'orage. Les plans sont reportés à demain. 
En attendant, je vous assure que le Texas est le repère du vintage. Je n'ai jamais aussi damné devant les flee markets et les vieilles et magnifiques bebelles-que-nous-allons-bientôt-manquer-de-place-pour-rapporter-tout-ca. 
... d'accord, je plaide coupable. C'est ma faute. La prochaine fois que je viens au Texas, ce sera en pick up, avec un traileur.




*Et Manu dit : « Même si c'est moi qu'on voit sur les photos en train de magasiner, sachez que ce n'est pas moi qui dépense dans les shops vintages! Mais ahhh c'est tellement difficile! » :)

6 octobre 2011

Vintage City

En 2005, je suis débarquée à Berlin pour y trouver la ville la plus chouette du monde. On habitait dans un vieil appartement de Berlin ouest et on a passé la semaine entouré d'artistes de cirque. C'était simplement fantastique. Qui aurait pu prévoir qu'en 2011, une ville texane allait déloger Berlin de son statut de ville merveilleuse.
Dimanche dernier, nous avons repris la route vers l'ouest. Nous avons roulé vers le soleil couchant en direction de Austin, tx. D'abord, les seuls informations que nous avions sur Austin était qu'on pouvait y voir du Roller Derbi (que nous avons malheureusement loupé), qu'une connaissance allait nous loger quelques jours, et qu'on allait y croiser mes copains de Jafo 31 (voir ici les chroniques des Pays du Sable). Fair enough.
Depuis lundi, j'ai donc découvert que Austin était La capitale mondiale de la musique live. Bluegrass, jazz, alternative music, il y en a partout, tout le temps. Dans les bars, les cafés, les rues. Il y a même un violoneux du nom de Warren Hood qui semble nous suivre pas à pas. Sur 7 différents bands que nous sommes allé écouter jusqu'à présent, il est apparu dans 5 d'entre eux. Le runnig gag est de ce dire que si Warren Hood n'est pas présent où on sort, ça ne vaut même pas la peine d'y aller.
Second fait intéressant sur Austin: les fripperies. Moi qui pensais que Montreal regeorgait de bebelles d'occasions, j'était complètement dans le champ! Austin, c'est le paradis du vintage. Du vintage, de l'enseigne en néon et de l'écriture attaché des années 50. C'est simplement parfait.
Et puis, nous avons fait la connaissance de gens fantastiques. Élise, si tu lis ce post, Billy est un hôte fantastique, ses copains sont géniaux et nous te sommes plus que reconnaissantes du contact. Billy te salut très fort en passant.

Si j'avais à habiter une ville américaine, ce serait définitivement Austin, tx.
















14 décembre 2010

Réflexions du temps sous la neige

Depuis les derniers jours, le Moyen Orient est passé en mode hivernal. J'avais cru avoir inutilement mis dans mon sac mes bottes et mes gants, mais je ne rend compte qu'il était très sage d'ajouter ces quelques pelures supplémentaires à mon bagage. Si j'étais restée pour l'hiver, j'aurais aussi acheté une veste avec le plus grand des plaisirs.

Dans l'action, mon sentiment est partagé face à ces derniers moments en terre orientale. Il fait froid, soleil, il pleut, soleil, il neige. Mon plus grand bonheur consiste à me faire des cafés près du feu avec les chouettes personne chez qui j'habite à Amman. Pourtant, je devrais partir à la découverte des environs. Madaba, Dana, le désert, la Mer Morte encore, l'est du pays où la Jordanie rencontre l'Irak et la Syrie. Tant d'endroits que mes yeux ne verront pas à cause du temps paralysant ou du manque de jours. Du grand manque de jour. Je ne comprendrai jamais les gens qui voguent d'un pays à un autre comme une course contre la montre. Je l'ai fait il y a quelques années, maintenant je sais et je ne referai plus cette erreur. Entre me taper 150km de bus et trois sites historiques ou boire un café tranquille en discutant religions avec un syrien, un palestinien et un mec des émirat arabes unis, est-ce que j'ai vraiment besoin d'affirmer l'option la plus enrichissante? Voilà pourquoi je ne me suis pas mise à courir à droite et à gauche malgré le temps oppressant. La Jordanie sera encore là dans quelques mois, quelques années. Les gens ne le seront peut-être pas.

Une chose est certaine, le Moyen Orient n'en a pas fini avec moi.

9 décembre 2010

Hanukkah et religions

A Jérusalem cette semaine, j'ai eu droit a ma première célébration de Hanukkah. 35 personnes dans le petit appartement de Jaffo St. à cuire des beignets, boire de l'alcool sous les feux d'artifices et chanter en cœur avec le piano et la guitare lors de l'allumage du hannukiot. C'est simple, ça aurait aussi ou se passer aux îles dans le temps des fêtes en entonnant un minuit chrétien de façon magistrale. Comme quoi, même si les croyances sont différentes, on se rejoint tous quelque part.

Parlant de religion. J'ai une question. Pourquoi, d'un point de vue chrétien et suite au nouveau testament et autres récits bibliques en araméens interprétés subjectivement par l'Église (tient, un jugement de valeurs), est-ce qu'on a totalement fait sauté l'ancien testament? Ce n'est pas que j'ai forcément envie de consacrer ma vie à l'étude de la Tora, ni de porter une perruque, ni d'avoir une ribambelle d'enfants vêtus de façon similaire, mais on s'entend sur une chose: l'évangile n'est que le tome 2 de l'ancien testament. Et dans ce raisonnement, le coran en serait le tome 3, mis a part que "nous" ne reconnaissons pas son profère Mahomet. Comme les juifs ne reconnaissent pas le "sauveur" en Jésus.
Je ne connais pas les fêtes juives (ni les rites, ni pas grand chose en fait). C'est peut être parce que je suis dans un certain contexte ou les religions sont importantes et font part de la vie courante, mais ça manque a ma culture. Pas tant ma culture religieuse personnelle, mais ma culture générale qui tend à une compréhension du monde. Les gens se battent depuis toujours pour des questions de possession, de croyances. Les croyances, moi, elles me fascinent. Comment ce qu'un illumine a écrit il y a des siècles vient jouer sur nos comportements et nos interactions aujourd'hui.

Ce qui m'amène a mon questionnement numéro deux. Pourquoi Israel ne fout pas le camp de la Palestine (ou devrais-je écrire Territoires Palestiniens sous occupation Israélienne pour être politiquement correct dans mon post d'opinion)? Elle se justifie en clamant qu'elle était là en premier, qu'elle s'est fait déportée et qu'elle revient a sa source. Qu'elle a gagnée ces frontières, même si la communauté internationale ne les reconnait pas et que ça crée un conflit pas possible.
Du point de vue religieux, on était tous là en premier. On a tous été juif à un point ou un autre (bon, pas tous, mais on comprend le point de l'origine religieuse déblatérer précédemment). On a tous eu Ève et la pomme, Noë et le déluge, Moïse et ses commandements à la recherche de la terre promise. Israel avait ses frontières reconnues et il a fait la guerre de 67 pour en prendre d'avantage (voir en complément mon post sur les Banias et les zones minées). Je sais, les questions internationales sont compliquées. Je n'ai pas étudie la politique. Ni les conflits, ni même les sciences humaines. J'ai des amis israéliens qui ont servi les forces de l'armée et qui argumentent contre le retour des frontières de 67 (et contre les territoires palestiniens de façon générale aussi) et des connaissances palestiniennes qui prient pour une Palestine libérée de l'occupation avec un vrai gouvernement et des vrais droits reconnus. J'ai commencé à m'intéresser à la question israélienne il y a 3 mois et j'en ai encore beaucoup à apprendre. Mais je ne comprendrai probablement jamais pourquoi on se tape dessus parce qu'on a un dieu qui n'a pas le même nom.

Insciallah. Amen.

23 novembre 2010

Clichés de l'auberge

Ci-dessous suit quelques images de mon domicile multiculturel de la Terre Sainte. Un endroit fantastique que je vais quitter le weekend prochain, mais que je promet bien de retrouver d'ici la fin de mon périple. Tout à fait inutile, ce post à pour unique mandat de montrer quelques unes des magnifiques personnes avec qui j'habite depuis les deux dernières semaines.  
   

15 novembre 2010

Jérusalem. 2

La vie à Jerusalem s'est finalement étirée. Mon trois jours s'est transformé en une semaine, et puis la semaine s'est terminée et je suis toujours là. Ma prochaine escale devrait être Bethlehem, mais je ne sais pas encore quand exactement je vais prendre bus pour la West Bank. Mon plan est d'y aller au feeling, considérant un jours ou deux à la fois. 
Puisque je n'ai rien à raconter de particulièrement intéressant outre peut-être les mots suivants: araak, concets, ruelles, personnes fantastiques, appartement du centre ville, hummus de la mort, escapade à Tel Aviv, la Méditérannée encore; j'ai considéré que les images étaient de mises pour résumer mes derniers jours en Terre Sainte.

11 novembre 2010

La Ville Sainte

Jérusalem, Israel.
Beaucoup de choses à raconter. Plusieurs faits épars sur la culture juive que je découvre tranquillement, sur les gens, les habitudes. Sur les lieux aussi. Quelqu'un savait que le mur des lamentations était visité en commémoration à la déportation des juifs en 70 ap.JC? 
J'ai du mal à décrire Jérusalem. Trop d'informations. Terre sainte chrétienne, juive et musulmane à la fois, c'est étourdissant. La vieille ville est un mélange incroyable de cultures. C'est beau, mais on ne sait pas où donner de la tête entre les enfants qui courent, les lieux sacrés et les marchands qui tentent de vous vendre toutes sortes de jolies bebelles. Dans les petites rues, je sens un mélange d'Istanbull et de Venise; reste un petit quelque chose d'unique qui est propre à Jerusalem. J'ai du mal à assimiler que je prend mon café tranquillement dans ce lieu saint de l'humanité.

J'ai aussi mis les pieds à Jerusalem Est, hier, sous un soleil de plomb, question de sentir les épices et de manger un falafell dans ce tout autre univers. Non je n'ai pas vue la construction contreversée des colons juifs, pas plus que de signes de manifestations quelconques. Il ne faut traverser qu'une rue pour changer radicalement de pays, de religion, de culture. De l'autre côté, les marchands d'herbes sont assis dans les rues, les hommes courent pour la prière, les foulards palestiniens sont en bandeau, les petites familles marchandent ici et là pour les vêtements et la nourriture. Bienvenue en Palestine! Et là regne un cahos épouvantable. Mon plan provisoire pour la semaine prochaine: partir jeter un coup d'oeil à Bethlehem et aux territoires palestiniens de la West Bank. 

Je me rend également compte que je me débrouille très bien toute seule. Ici du moins. J'ai rencontré des gens hyper sympathique chez qui j'habite depuis les derniers jours (merci Couchsurfing!). Dans un petit appartement au centre ville, il y a 4 universitaires, la copine espagnole en visite, moi la québécoise, les voisins qui débarquent par la fenêtre, les potes qui viennent pour le souper et un gros cochon rose en peluche. Je suis dans l'auberge espagnole. Les langues se mélangent au fil des conversations. Un bout de français ici, de l'italien et de l'espagnol, de l'hébreux là et de l'anglais qui reprend comme lanque officielle là où les termes s'entremêlent. Un joli mix de cultures.