12 janvier 2011

Olives

Question de rester dans la bouffe, devant un verre avec des copains cette semaine, je discutais tranquillement d'olives. Ce qui m'a fait pensé que j'avais quelques photos sur le sujet et qu'elles exprimaient bien la vie quotidienne israélienne.
Outre le houmous, je l'avoue, il n'y a absolument rien de meilleur que les olives fraichement tombées, préparées dans un giga bol de plastique et dégustées comme ça, dans une petite maison de bois sous le soleil israélien. Et elles sont encore meilleures parce qu'elles sont faites à la main par un bébé d'un an qui se retrouve tout huileux. Le plaisir des conserves en famille quoi.


Note à moi même, je dois définitivement m'acheter un olivier. 

10 janvier 2011

Houmous recipe

Les retours engendrent des moments de réflexions, des prises de consciences, des changements d'habitudes. Pour le meilleur et parfois, pour le pire. Cette fois, un élément hétéroclite que j'ai fièrement rapporté du Moyen Orient, c'est le houmous. Définitivement le houmous. 
Au Québec, il se vend en Fontaine Santé. Il coûte la peau des fesses pour une minuscule portion, et il n'est même pas si bon de toutes façons. Question de remédier à la chose, dès mon retour, je me suis lancée sur le blender et j'ai tenté de retrouver comment concocter cette petite merveille culinaire, base de l'alimentation arabe. Premier essais réussi. Réussite même, car on me parle constamment de ma recette de houmous. 
Cela dit, la voilà. Notons que les ingrédients et les quantités sont sujets à changement aléatoires et sans préavis selon mes humeurs ou ce qui se trouve dans mon réfrigérateur ou le vôtre. 

1. Pour la base du houmous.
Dans un robot culinaire, un blender ou un bol quelconque où le tout sera décapité à la zézette, garocher: 

- 2 cannes de pois chiches (en garder une poignée pour la décoration finale)
- 2 à 4 bonnes c. à s. de thaini de qualité respectable
- 4 à 7 gousses d'ail, au goût. Les faire grillées dans l'huile ou les passer direct dans le blender avec le reste
- un peu de jus de citron
- de l'huile d'olive en quantité impressionnante. Possiblement environ 2 tasses. Il faudrait vérifier, mais je n'ai jamais aimé cuisiner avec les instruments approprié et trouve que le "à peu près" est toujours la méthode la plus concluante. Presque. 
- sel, poivre, cumin, zaatar

Blender le tout et ajouter l'huile d'olive progressivement et au besoin pour que la mixture forme une jolie pâte sans grumeau qui semble appétissante. Mettre le houmous dans des petits pots avant de le placer au congélateur ou de l'ingurgiter à volonté avec des pitas, des biscuits, des toasts, pour déjeuner, dîner, souper ou en collation.
Note importante, il faut prendre son houmous avec le pita directement dans le pot, sans l'intérim d'un couteau ou d'une cuillère. C'est encore meilleur. 

2. Pour le plaisir de la dégustation, une fois que le houmous est prêt.

- le sortir du fridge. Contrairement à la croyance populaire, le houmous est meilleur chaud (mais se conserve quand-même au froid)
- le placer dans un petit bol et faire un creux au milieu
- ajouter dans le creux des poids chiches complets (qu'on a récupéré de la canne au début), des champignons grillés et de la fleur d'ail (ou tout autre éléments du genre)
- ajouter un peu de zaatar et encore de l'huile sur le dessus pour être bien certain que ce soit bon et huileux.

Beta avon. Enjoy. 

2 janvier 2011

Vers une fin

2 janvier au matin, sous le soleil des îles-de-la-Madeleine. 
C'est un peu la même routine. Depuis que je suis revenue, ma plus grande activité consiste à boire des cafés et à prendre un verre tranquille avec les gens qui m'entourent. J'aurais une envie folle de continuer mon aventure, de prendre des Couchsurfeurs chez moi pour garder la tête pleine de voyages et d'imprévus, de me demander dans quelle ville est-ce que je vais dormir demain, de parler de nouvelles langues et de marcher encore et encore vers ce qui m'attend de l'autre coté de la rue. Au sens propre. 
À partir de maintenant, je ne sais pas trop où la vie va me porter. Je vais chercher un boulot, une raison d'exister par moi même. Une chose est certaine, j'ai fait un premier pas dans ma nouvelle vie de sans-titre (du contraire de "étudiante" ou de "voyageuse"): j'ai pris un cellulaire à mon nom. Grosse étape de franchie: j'ai un numéro et un compte mensuel. Je suis attachée aux responsabilités de la vie. 

Plusieurs jours ont passés avant que je n'accepte le fait d'être rentrée au Pays. Dans le langage de mon amie-infirmière-en-devenir, j'ai enfin passé la phase du déni. Je suis dans une sorte d'acceptation. Elle est arrivée le matin de Noël, alors je que me faisait une cafetière à moitié pleine dans la cuisine chez ma grand-mère. J'étais contente d'être là. Du coup, les doutes sur mon retour se sont dissipés. Pour la plupart. Je suis rentrée précipitamment, autant assumer et ne pas me morfondre sur ce que je n'aurai pas connu du Moyen Orient. Voilà.
Cela dit, depuis deux semaines, je ne sais pas trop s'il est pertinent de tenir ce blog en continue. En fait, non. J'ai la flemme de mon journal de voyage, mais pourquoi retourner sans cesse le fer dans la plaie. Avant d'en avoir fini, j'ai encore quelques post photos à faire. En triant les quelques miles images sur mon ordinateur, je me rend compte qu'il y a certaines choses que je n'ai pas dit dans les chroniques, que j'aimerais raconter, montrer surtout. Je vais m'y mettre. Ainsi, tout le monde pourra continuer de voyager un moment encore. 

À l'année 2011, que la vie soit remplie d'aventures, de découvertes et de bonheurs.