26 mars 2012

Le soleil et la bicyclette

Ce weekend, c'était l'été sur Lorient. Soleil éclatant, bonheur, plage et bicyclette. Petit coup de soleil en passant. Cafés en terrasse. Minie vestes et verres fumées.

25 mars 2012

À l'ébauche: de la France à l'Andalousie

Le temps court. Vraiment. Il ne reste que quelques jours chez les marins d'en face - 10 jours pour dire vrai - avant de repartir vers un nouveau coin du monde. 
J'étais réticente à l'idée de repartir sur la route. Contrainte par un billet de retour sur Montréal le 19 avril, j'avais l'impression d'être forcée à trouver une nouvelle destination. Contradiction oblige, j'avais seulement envie de rentrer de mon coté du monde. Et pourtant, je savais qu'il allait simplement falloir trouver le petit quelque chose qui titille. Ce qui m'a mené en Turquie, par exemple, c'était l'idée de Constantinople. Celle de Bethlehem en Israël. En Jordanie, c'était pour jouer à Indiana Jones à dos de mule dans les montagnes de Pétra.
En Europe, cette fois ci, l'Espagne. La première cloche à sonner d'envie dans ma tête était celle du détroit de Gibraltar. Et de là, une toute nouvelle perspective.
Entre deux contrats, il y aura donc un billet d'avion pour Valencia, un rêve d'Andalousie, celui de voir la côte africaine en face du détroit, peut-être l'idée d'un marché marocain et d'une promenade dans de nouvelles montagnes désertiques. Qui sait, le monde est là. Il n'y a qu'à le saisir.
En moins de 24 heures, je suis passée de la presque indifférence à la surexcitation du projet. Les billets d'avion sont achetés, le Lonely Planet devenu ma nouvelle lecture quotidienne; les copains sont prévenus de notre arrivée hâtive et nous célébrerons le weekend Pascal dans une magnifique petite famille catalane. Des projets, du bonheur et de l'excitation!
Le sud de l'Espagne, pourquoi pas.

18 mars 2012

Sous l'oeil de l'indien

Lendemain de Saint-Patrick chez les marins d'en face. 
C'était un plan de soirée un peu à l'arrache. Faute d'une combinaison gros vendredi-petite insomnie, je m'étais relevée aux alentours de 20h et mon ambition à sortir fêter le pays du trèfle frôlait le point de congélation. Petit coup de pied au derrière et grosse bouffe indienne (aller chercher l'esprit de la Saint-Patrick dans un bol de dal piquant).
Je cavalais maintenant à travers la ville sur mon vélo magique et j'étais revigorée pour la veillée. 
Il était donc ainsi. Une fête chez des copains, quelques verres au pub irlandais du coin, la foule, saoule à 2h du mat et nous, de retour chez les potes. Un nouveau sofa récupéré sur le coin d'une rue, la marche chancelante des chapeaux verts, en route vers la fin de la nuit. Quelques coups, encore, de la musique pour que les jeunes gens se déhanchent devant un indien à l'oeil acéré.
Puis, le silence, la guitare grattée tranquillement au rythme où s'éveillent les oiseaux. 

Cette année, la Saint-Patrick aura pris fin au petit matin. À vélo sur le viaduc, une guitare dans le dos et guidée par le chant des oiseaux sur la voie ferrée. Et j'ai roulé jusqu'à mon oreiller qui m'attendait avec impatience.

16 mars 2012

Parce qu'il fait beau.

Depuis quelques semaines, le beau temps est de retour chez les marins d'en face. Les doublures sont tombées, le chauffage est de retour à off, même que parfois, le soleil se met de la partie et fait tomber de la joie sur le centre ville. La vie reprend tranquillement son mode estival et vraiment, ça fait du bien au moral.
Je sais, depuis le périple à Paris, la fille du marin est en mode peu productif côté écriture. Les blogs sont rares, honte à moi. C'est peut-être parce que les escapades se font moins nombreuses, parce qu'on passe un peu plus de temps à flâner en ville, qu'on profite des copains, qu'on voit le départ se précipiter vers nous et qu'on travaille fort pour découvrir ces petits endroits où nous n'avons pas encore mis les pieds Ema et moi.
Et en même temps, des projets, des projets. Le retour est bientôt, mais le périple chez les marins d'en face, lui, n'est pas encore terminé. Une histoire à suivre qui sera conté une autre fois.



7 mars 2012

Matin de pluie

4 mars 2012. Le matin sous la pluie.
Ce n'est pas une chronique, mais une impression, une note à un carnet. 

Penser la Bretagne, c'est aussi penser à la pluie. Une association systématique qui me rapporte toujours en 2005, alors que je découvrais les vieux pays pour la première fois. C'était l'automne. Il avait plut encore et encore. Et somme toute, ça a été un voyage magnifique.
Depuis cette époque où je voyageais en train aux quatre coins de l'Europe, j'ai toujours eu un petit faible pour les matins de pluie, lorsque le vent se tait et que l'eau tombe sans s'arrêter. Le matin, parce que l'odeur de la pluie se mêle parfaitement avec celle de la cafetière italienne. Ça sent bon. C'est doux. Ça donne envie de s'emmitoufler dans une couverture et de rester là un moment avant que la journée ne commencer vraiment. 

Ce n'est pas de chance, parce que ma cafetière fétiche est restée à la maison, de l'autre coté de l'océan, mais j'ai de grandes fenêtre pour admirer la pluie tomber.
J'ai ouvert la porte. Je me suis assise dans l'ouverture, et j'y ai pris mon café.

4 mars 2012

Le Paris des artistes

J'ai beaucoup bouquiné ces dernières semaines. Sans porter trop d'attention à mes choix littéraires, parfois, un titre coup de coeur au bord d'une rangée, je suis systématiquement tombée dans des univers parisiens. La Ville Lumière est dans l'air, il faut croire.

Depuis février, je n'ai pas seulement visité la capitale, je me suis surtout perdue dans un Paris littéraire. Parfois, les bouquins ont la chance d'être si forts, qu'ils permettent de vivre deux expériences simultanées d'un même endroit. Il y a la ville, la vrai, la capitale, avec son boucan et ses lèvres pincées peintes en rouge haute-couture. Puis, il y a Paris, Ville Lumière dans son éclat mythique.
À travers les histoires des autres, je me suis fait le Paris des années 20, 60, le Paris des écrivains, du Moulin Rouge: le Paris mythique. Paris, lorsque Paris était encore le centre de l'univers, le repère des artistes et de l'avant garde. J'ai visité le Paris auquel on rêve, celui que l'on cherche en marchant des heures sans trop réaliser l'absurdité de chercher une ville à l'âme passé. 
Moi aussi, je l'aime, ce Paris où l'on se réfugie dans les cafés pour y boire des coups en attendant que la pluie ne cesse de tomber. Le Paris sous les lampadaires, au bord de la Seine et dans l'univers des années passées. Surtout, j'aime le Paris qui m'est conté par la plume d'Anaïs Nin, de Kerouak, des Fitzgeralds; récit à la machine d'une jeunesse perdue. 
Et bien sûr, ce Paris auquel je pense, il n'existe plus. A-t-il seulement déjà existé, si ce n'est à travers la nostalgie que fait vivre le récit des artistes?
Désillusionnée? Peut-être.