4 mars 2012

Le Paris des artistes

J'ai beaucoup bouquiné ces dernières semaines. Sans porter trop d'attention à mes choix littéraires, parfois, un titre coup de coeur au bord d'une rangée, je suis systématiquement tombée dans des univers parisiens. La Ville Lumière est dans l'air, il faut croire.

Depuis février, je n'ai pas seulement visité la capitale, je me suis surtout perdue dans un Paris littéraire. Parfois, les bouquins ont la chance d'être si forts, qu'ils permettent de vivre deux expériences simultanées d'un même endroit. Il y a la ville, la vrai, la capitale, avec son boucan et ses lèvres pincées peintes en rouge haute-couture. Puis, il y a Paris, Ville Lumière dans son éclat mythique.
À travers les histoires des autres, je me suis fait le Paris des années 20, 60, le Paris des écrivains, du Moulin Rouge: le Paris mythique. Paris, lorsque Paris était encore le centre de l'univers, le repère des artistes et de l'avant garde. J'ai visité le Paris auquel on rêve, celui que l'on cherche en marchant des heures sans trop réaliser l'absurdité de chercher une ville à l'âme passé. 
Moi aussi, je l'aime, ce Paris où l'on se réfugie dans les cafés pour y boire des coups en attendant que la pluie ne cesse de tomber. Le Paris sous les lampadaires, au bord de la Seine et dans l'univers des années passées. Surtout, j'aime le Paris qui m'est conté par la plume d'Anaïs Nin, de Kerouak, des Fitzgeralds; récit à la machine d'une jeunesse perdue. 
Et bien sûr, ce Paris auquel je pense, il n'existe plus. A-t-il seulement déjà existé, si ce n'est à travers la nostalgie que fait vivre le récit des artistes?
Désillusionnée? Peut-être. 

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