15 décembre 2010

Plaisir du retour

Mercredi, 15 décembre.
Je suis debout depuis 22 heures. Sur celles ci, j'en ai passé 18 en zone internationale. J'ai bouffé de la bouffe d'avion et je n'ai ingurgité seulement que deux cafés depuis 5 heures du mat.
Je suis prise dans le trafic de la 40 à l'heure de pointe ( il n'est pas censé sortir de mtl le soir, le trafic?) avec Radio Énergie et le très pertinent Sébastien Benoit. Q'est-ce que c'est relaxant. Je vois le compteur monter en flèche et sais très bien qu'il n'y aura pas moyen de marchander la course. Il fait froid dehors et bien trop chaud pour la vie dans le taxi qui me porte a 2 km heure. 
Quand j'attraperai la sortie cremazie, je vais sauter dans le métro. Fuck. J'en peux plus. Dans les 30 prochaines secondes, je risque de sauter un plomb. Je préfère marcher sous la neige.
Mercredi, 15 décembre, je me demande franchement ce que je criss au Québec.

Samedi matin, 18 décembre. La crise est passée. La vie va mieux. 

14 décembre 2010

Le voyageur solitaire

Ci-dessous se trouve mon plaidoyer du voyageur solitaire.

J'avais une chienne pas possible de partir. Même s'il m'attirait énormément, je savais très bien que j'allais mettre les pieds dans un coin du monde qui m'était complètement inconnu. Je ne connaissais rien à l'arabe, encore moins à l'hébreux et j'espérais très fort que la communication soit possible en anglais. Je partais toute seule pour la première fois et ça, ça me foutait particulièrement la trouille. Un énorme défit que je m'étais donné à relever.
Depuis que je suis tombée dans le voyage, j'ai toujours eu une admiration pour les voyageurs solitaires. Les jeunes femmes particulièrement. Hier encore, quand une sud coréenne en voyage autour du monde est débarquée dans mon appartement de Amman, je me suis dit: Wow! elle voyage en solo. Pour ne rendre compte deux secondes plus tard que je faisais exactement la même chose. Je n'ai peut-être pas tout à fait assimilé ma conditions de voyageuse solitaire vue de l'extérieur.
Sept semaines ont passées. Certainemet que j'ai eu quelques badlucks. Ça arrive à tout le monde. Mais je ne suis pas encore rentrée au pays et je sais pertinemment une chose: partir toute seule est probablement la meilleure décision que j'ai prise depuis longtemps. Contrairement à ce que Michel Onfray raconte dans sa Théorie du voyage, je crois sincèrement que le voyageur solitaire est celui qui profitera le plus de son périple.
Rares sont les moments où j'ai été seule. J'ai voyagé momentanément avec des gens, profitant mutuellement des envies et du savoir de l'autre. J'ai rencontré des gens de la place, j'ai mangé avec eux, ils m'ont apportés ici et là; j'en ai apris énormément sur la culture et les mœurs. J'ai observé et compris infiniment plus que dans les livres.
Est-ce que si j'avais été deux, ça aurait été aussi facile de créer les liens? Peut-être pas. Les contacts sont tellement plus simples lorsqu'on voyage seul. Les gens sont soucieux de la jeune femme, ils s'assurent qu'elle arrive a bon port, ils l'invitet boire le thé. C'est égocentrique peut être, mais je n'ai pas eu à dealer avec les choix et les envies d'un compagnon de voyage fixe. Il faut parfois me botter le derrière, mais il n'y a eu que mes décisions et mes feelings pour dicter mes destinations et mes moments à passer devant un verre à discuter de la vie.
Par contre, il y a une chose que j'ai apprise, un conseil et une erreur que je ne referai plus. Quand je repartirai quelque part, j'aurai immanquablement avec moi un portable et un numéro local. Dans toutes les situations un peu précaires, problématiques et les rencontres, c'est absolument nécessaire. Et ça peut tirer des situations inconfortables. Ce ne sont pas tout les chauffeurs de taxis jordaniens qui accepteront de me refiler leur cellulaire pour que je rejoigne mes hôtes au milieu de nul part.

Réflexions du temps sous la neige

Depuis les derniers jours, le Moyen Orient est passé en mode hivernal. J'avais cru avoir inutilement mis dans mon sac mes bottes et mes gants, mais je ne rend compte qu'il était très sage d'ajouter ces quelques pelures supplémentaires à mon bagage. Si j'étais restée pour l'hiver, j'aurais aussi acheté une veste avec le plus grand des plaisirs.

Dans l'action, mon sentiment est partagé face à ces derniers moments en terre orientale. Il fait froid, soleil, il pleut, soleil, il neige. Mon plus grand bonheur consiste à me faire des cafés près du feu avec les chouettes personne chez qui j'habite à Amman. Pourtant, je devrais partir à la découverte des environs. Madaba, Dana, le désert, la Mer Morte encore, l'est du pays où la Jordanie rencontre l'Irak et la Syrie. Tant d'endroits que mes yeux ne verront pas à cause du temps paralysant ou du manque de jours. Du grand manque de jour. Je ne comprendrai jamais les gens qui voguent d'un pays à un autre comme une course contre la montre. Je l'ai fait il y a quelques années, maintenant je sais et je ne referai plus cette erreur. Entre me taper 150km de bus et trois sites historiques ou boire un café tranquille en discutant religions avec un syrien, un palestinien et un mec des émirat arabes unis, est-ce que j'ai vraiment besoin d'affirmer l'option la plus enrichissante? Voilà pourquoi je ne me suis pas mise à courir à droite et à gauche malgré le temps oppressant. La Jordanie sera encore là dans quelques mois, quelques années. Les gens ne le seront peut-être pas.

Une chose est certaine, le Moyen Orient n'en a pas fini avec moi.

12 décembre 2010

Savon jordanien

Imaginez un mauvais soap américain ou un boolywood un peu crados. Ça se passe entre la voisine du dessus, une divorcée dans la trentaine désespérément en manque de sexe et le jeune homme du dessous, un joli guide touristique.
La femme tente depuis des semaines d'entrainer le jeune homme à son appartement pour on imagine quoi. Un jour, ils se croisent dans l'entrée. Discutent. Le jeune homme est accompagne d'une canadienne avec qui il partage sa chambre pour quelques jours. Ils se sont rencontrés sur un site internet appelé couchsurfing. La femme les invites à boire un verre dans son appartement et la canadienne accepte poliment. Elle n'a aucune idée que le jeune homme tente désespérément de fuir la vipère.
Une heure plus tard, le trio se retrouve dans l'appartement de la femme. Je vous met dans l'ambiance. Au sol, il y a une fausse peau de jagoir. Sur le mur, une mauvaise reproduction de nature morte. De la dentelle en plastique sur les divans. Sur la table, un petit pot de verre avec un napperon en papier et une variété inconnue de pinotes sucrées. L'ambiance sonore est Indescriptible, mais on reconnait les mêmes six notes rose pâles dans une boucle aliénante. La femme porte une sorte d'ensemble hybride entre le pyjamas et le suit de sport. Si c'était moi qu'on ressayait de séduire, je ne sais pas si j'éclaterais de rire ou si je me sauverais en courant. Possiblement toutes ces réponses. Le jeune homme, lui, glisse à l'oreille de la canadienne: quoi qu'il arrive, ne me laisse pas seul.
La discussion se passe en arabe sans sous-titres et avec un sourire hypocrite. C'est qui elle? Comment ça tu l'as rencontrée sur un site internet? Elle part quand? Tu aimes mieux les étrangères? Elle reste où? Est ce que vous couchez ensemble? J'ai un grand lit, tu n'aimerais pas mieux dormir chez moi? J'ai besoin d'un homme. Est-ce que tu me trouves attirante? Je me sens seule, je ne fait plus confiance à personne.
La canadienne voit bien l'absurdité malaisante de la situation, mais reste impuissante dans l'aide moral qu'elle tente d'apporter au jeune homme. On se rappel qu'il s'agit d'un soap en arabe. La conversation va ainsi jusqu'à ce que le jeune homme parte en s'inventant une excuse bidon. Dans la voiture, question de se sauver le plus loin possible au cas où la vipère referait surface, il traduit la discussion à la canadienne qui, elle, se mare incroyablement.

Note en bas de page. Il n'y a aucune une photo à l'appuie, mais ceci est l'aventure la plus absurde que je n'ai jamais vécue; jouer au chaperon dans un mauvais soap jordanien.

Le bord de la Mer Rouge

Je vais d'abord mettre quelque chose au clair. J'ai adoré Israel. Vraiment et absolument. Les gens que j'y ai rencontré, les paysages et la multitude de lieux saints ont contribués à cet amour. Je revendrai en Israel.

Vendredi matin, j'ai pris un taxi d'Eilat à la frontière jordanienne que j'ai traversée à pied avant de sauter dans un autre taxi jusqu'à Aqaba. J'ai attendue mon hôte sur la plage en buvant le thé entre les familles jordaniennes qui fumaient les nargilees en surveillant du coin de l'oeil leurs gamins dans la mer. J'ai apris à écrire quelques nombres en arabe avec un conducteur de bus qui ne parlait pas un mot d'anglais. Des femmes voilées de noir n'ont tendues leurs bambins pour que je les prennent en photo. J'ai déambulé dans le souk et je n'ai reçu que des sourire et des welcome, where are you from?




Le soir, arrêtée sur le bord de la mer, je voyais simultanément la Jordanie, Israel, l'Égypte et l'Arabie Saoudite avec des milliards étoiles au plafond. Autant de frontières qui border la Mer Rouge. Je me suis questionnée sur ce que je pouvais demander de mieux, j'ai trouvé quelques variantes, mais en gros, rien. Vraiment.
Samedi, j'ai eu droit à ma première tempête de sable dans le désert. J'ai visité l'une des sept merveilles du monde dans une tempête de grêle et fait du hiking dans les montagnes multicolores. J'ai parcouru trois kilomètre à dos de mule avec un Bedoin, j'ai pris le thé dans un ancien château fouetté par le vent hivernal et je me suis retrouvée seule dans un canyon à remercier la vie face à des montagnes rocheuses sculptées par les millénaires d'histoire nomade.

Ma check list des derniers jours en rafale,
Manger mon premier morceau de poulet en 6 ans: Check
Regarder des touristes russes hiker à Petra en talons hauts: Check
Me faire inviter à un BBQ dans une grotte par un Bedoin: Check
Prendre ma douche en discutant avec une cocrelle et Enrike Eglisias: Check
Me baigner dans la Mer Rouge sur une plage déserte à la frontière de l'Arabie Saoudite: Check


Il n'y a qu'une chose qui résume vraiment mon feeling face à ce nouveau pays où j'ai mis les pieds. La Jordanie est exactement ce que je venais chercher cet automne. Les gens, les maisons, le désert, la culture arabe. Merci. Je reviendrai. Insciallah.

Et à MH Boudreau, si tu lis ce post, merci de ne pas avoir trouvé de billet direct de Tel Aviv. J'ai passé à un cheveu de manquer la Jordanie.

9 décembre 2010

Hanukkah et religions

A Jérusalem cette semaine, j'ai eu droit a ma première célébration de Hanukkah. 35 personnes dans le petit appartement de Jaffo St. à cuire des beignets, boire de l'alcool sous les feux d'artifices et chanter en cœur avec le piano et la guitare lors de l'allumage du hannukiot. C'est simple, ça aurait aussi ou se passer aux îles dans le temps des fêtes en entonnant un minuit chrétien de façon magistrale. Comme quoi, même si les croyances sont différentes, on se rejoint tous quelque part.

Parlant de religion. J'ai une question. Pourquoi, d'un point de vue chrétien et suite au nouveau testament et autres récits bibliques en araméens interprétés subjectivement par l'Église (tient, un jugement de valeurs), est-ce qu'on a totalement fait sauté l'ancien testament? Ce n'est pas que j'ai forcément envie de consacrer ma vie à l'étude de la Tora, ni de porter une perruque, ni d'avoir une ribambelle d'enfants vêtus de façon similaire, mais on s'entend sur une chose: l'évangile n'est que le tome 2 de l'ancien testament. Et dans ce raisonnement, le coran en serait le tome 3, mis a part que "nous" ne reconnaissons pas son profère Mahomet. Comme les juifs ne reconnaissent pas le "sauveur" en Jésus.
Je ne connais pas les fêtes juives (ni les rites, ni pas grand chose en fait). C'est peut être parce que je suis dans un certain contexte ou les religions sont importantes et font part de la vie courante, mais ça manque a ma culture. Pas tant ma culture religieuse personnelle, mais ma culture générale qui tend à une compréhension du monde. Les gens se battent depuis toujours pour des questions de possession, de croyances. Les croyances, moi, elles me fascinent. Comment ce qu'un illumine a écrit il y a des siècles vient jouer sur nos comportements et nos interactions aujourd'hui.

Ce qui m'amène a mon questionnement numéro deux. Pourquoi Israel ne fout pas le camp de la Palestine (ou devrais-je écrire Territoires Palestiniens sous occupation Israélienne pour être politiquement correct dans mon post d'opinion)? Elle se justifie en clamant qu'elle était là en premier, qu'elle s'est fait déportée et qu'elle revient a sa source. Qu'elle a gagnée ces frontières, même si la communauté internationale ne les reconnait pas et que ça crée un conflit pas possible.
Du point de vue religieux, on était tous là en premier. On a tous été juif à un point ou un autre (bon, pas tous, mais on comprend le point de l'origine religieuse déblatérer précédemment). On a tous eu Ève et la pomme, Noë et le déluge, Moïse et ses commandements à la recherche de la terre promise. Israel avait ses frontières reconnues et il a fait la guerre de 67 pour en prendre d'avantage (voir en complément mon post sur les Banias et les zones minées). Je sais, les questions internationales sont compliquées. Je n'ai pas étudie la politique. Ni les conflits, ni même les sciences humaines. J'ai des amis israéliens qui ont servi les forces de l'armée et qui argumentent contre le retour des frontières de 67 (et contre les territoires palestiniens de façon générale aussi) et des connaissances palestiniennes qui prient pour une Palestine libérée de l'occupation avec un vrai gouvernement et des vrais droits reconnus. J'ai commencé à m'intéresser à la question israélienne il y a 3 mois et j'en ai encore beaucoup à apprendre. Mais je ne comprendrai probablement jamais pourquoi on se tape dessus parce qu'on a un dieu qui n'a pas le même nom.

Insciallah. Amen.

7 décembre 2010

Danger Mines!

6 décembre, day trip dans le Golan. En voiture. 
J'avais fait une croix sur le Golan, parce qu'il est extrèmement difficile de s'y rendre en bus. C'est loin et le transport n'est absolument pas adapté à la visite de ce coin de pays. Revirement de situation, j'ai rencontré deux charmantes-voyageuses-en-voiture-de-location qui partaient justement se faire un petite journée dans la Réserve Nationale des Banias. Certainement que je veux joindre!
Même sous la pluie tant attendue qui est venue pour troubler notre excursion, le Golan est un coin absolument magnifique qui n'a rien à voir avec l'idée que je me faisait de l'Israel. Il est vert (ou il devrait l'être bientôt) et grandiose, tout particulièrement lorsque le soleil se pointe pour éclairer les environs. C'est le coin le plus verdoyant du pays et l'eau qui coule des montagnes représente une ressource importante. Il est peu étonnant que les pays avoisinnant se battent pour sa possession. 
Nous sommes donc passés d'un site et un autre, faisant le tour des Banias, des chutes, du royaume de Pan (celui de la mythologie) et de la Froteresse de Nimrod; nous avons pu voir les montagnes du Liban à l'hirozon, nous avons roulé et roulé et diner à l'humous et au libane dans un petit restaurant druze plus syrien qu'israelien et nous sommes redescendue à la noirceur pour rejoindre le Lac de Tiberias en passant par Tsfat, une petite ville religieuse peuplée de juifs, d'artistes et d'artisans située dans les montagnes de la Galilée. Une grosse journée fournie en paysages quoi. 


Hier matin, nous sommes partis pour le Nord de l'Israel, là où les frontières sont encore controversées avec le Liban et la Syrie tout particulièrement. Sur la carte, c'est au bout, au Nord. C'est également l'endroit sur terre le plus instable où j'ai mis les pieds. Peut-être mis à part la West Bank. Au retour des Banias, nous avons roulé à quelques kilomètres de la zone de dégagement entre la Syrie et Israel. Zone de dégagement, ça signifit une zone tampon sous haute surveillance internationale où personne ne met les pieds. Il n'y a aucune possibilitée de traverser et on se tient loin s'il vous plaît. Selon son discours politique, la Syrie ne baissera pas les bras tant qu'elle n'aura pas repris le Golan que Israel lui a pris lors de la Guerre de 7 jours en 1967.
Je trouve sincèrement que le Golan est un coin du monde absolument magnifique. Outre les montagnes, les écritaux DANGER MINES! lui donnent un charme un peu troublant. Et ils sont absolument partout aux abords des routes. Chose certaine, ils ne donnent pas envie de couper dans les champs pour aller plus rapidement du point A au point B. 

5 décembre 2010

Moments bibliques

J'ai pris une chambre dans une auberge dans la ville de Tiberias. Je ne savais pas trop ce que j'allais y faire, mais l'intérêt principal de l'endroit est qu'il est à quelques centaines de mètres du lac du même nom. Fait divers, l'étendue d'eau est le lac de Tibériade en français et Galilean See en anglais. Un jeu sur la sémantique qui me perturbe. Moi qui cherchais un lac ET une mer, je suis un peu déçue. Enfin.
Ne sachant pas trop quoi faire de ma peau en ville (la plupart des plages étant privées ou réglementées par des hôtels de luxe de la région), j'ai rejoins la station de bus en ayant pour idée d'aller ne faire une petite journée de pèlerinage dans le coin du Mont des Béatitudes et des ruines de Kafar Nahum. De si jolis termes qui résonnent dans ma tête comme dans un speaker d'église.
Dans le bus, le chauffeur n'avait aucune une idée de ce dont je parlais et, par conséquent, ne savait pas où me faire descendre sur sa route. Bon. Ça commence bien la journée. Mais on se comprend et je lui traduit les informations de mon super Lonely Planet (que parenthèse, j'aurais due prendre en anglais) et je me retrouve finalement au bon endroit. Disons un arrêt de bus trop tôt, mais j'en ai profité pour me faire un petit kilomètre de marche additionnel dans les champs. Fantastique. Endroit magnifique, calme. Des montagnes, de l'eau, du soleil. Des ruines et des églises. Moi qui marche vers l'inconnu dans un décors biblique. J'aurais du prendre une toge et des moutons; me faire suivre par une douzaine de barbus. Ça aurait été parfait.

Aujourd'hui encore, j'ai passé l'après midi à marcher sous le soleil d'Israël. En descendant le Mont des Béatitudes à la manière Miousse et ce, sans ne casser la geule (dit Miousse qui, s'il lit ce post du sommet de l'Everest dirait que je ment, que Gaudet ne descent pas les montagne en gambadant. Mais il aurait visiblement tors), je me suis dit une chose très importante: le hiking en Convers, c'est fini! J'ai des trous au talons et j'ai les pieds qui explosent. 40 km en trois jours, c'est définitivement inapproprié à la marque de mes souliers. Vivement mes bottes de marche que je vais retrouver à Jérusalem cette semaine.


Et sur ce, une heure pus tard, j'ai rencontré deux jeunes demoiselles qui partent hiker dans les Banias demain, à l'aube. La résolution attendra, parce que c'est mon occasion ultime de monter au nord et de voir le Golan. En voiture. S'il faut que je perde quelques bouts de talons d'ici là, tan pis.

3 décembre 2010

Still in Palestine

J'ai quitte Haifa au même moment ou un dépotoir illégal prenait feu, causant le plus grand désastre du genre de l'histoire d'Israël. Dire que j'ai vue les flammes de l'autre cote de la montagne n'est pas assez expressif pour relater la chose. Le ciel était en feu. Israel est en état d'urgence. Le pays possède un équipement militaire de la mort, mais n'a pas les infrastructures pour combatre un feu de forêt de cette envergure. Parfois, il faudrait mettre des priorités au bon endroit. I'm just saying.

Le tout pour arriver a Nazareth hier dans la journée. Plus que le lieu de résidence de Jésus, Nazareth est une magique petite ville palestinienne du nord de l'israel. Je ne rend compte que ce sont ces endroits que j'apprécie le plus. Les palestiniens me fascinent. Il sont beaux et généreux, ils ont une histoire et tellement d'idées a émettre. Ils sont eux-memes l'autre cote de l'histoire, les percecutees et les méchants. Et pour dire vrai, a mon expérience personnelle, il sont tout du moins aussi beau que vous et moi.
Je l'avoue, quand j'ai entendue ma coloc espagnole poser pour la première fois la question "You, what do you want for palestine?", je suis restée surprise devant le caractère direct de la question. Et j'ai été hebait devant la sincérité des réponses. Maintenant que je suis toute seule a la découverte d'un nouveau pays, je m'étonne de voir ces mêmes mots sortir de ma bouche. Merci pour le coup de pied au cul qui a chasse la gêne, beautifull Paloma. Hope you were here discovering Palestine with me. You would love Nazareth.

Finalement et en express, voici d'autres mots pour raconter rapidement ces quelques jours: oui je suis finalement partie de Jerusalem, des marches et encore des marches jusqu'au sommet du mont Carmel, Nazareth et la bière palestinienne, documentaires sous les étoiles de la vieille ville, hickig en Galilée et baklava. Voilà.


Note: ce post est ectit sur un iPod, et n'a donc magoritairement pas d'accents.