Depuis les derniers jours, le Moyen Orient est passé en mode hivernal. J'avais cru avoir inutilement mis dans mon sac mes bottes et mes gants, mais je ne rend compte qu'il était très sage d'ajouter ces quelques pelures supplémentaires à mon bagage. Si j'étais restée pour l'hiver, j'aurais aussi acheté une veste avec le plus grand des plaisirs.

Dans l'action, mon sentiment est partagé face à ces derniers moments en terre orientale. Il fait froid, soleil, il pleut, soleil, il neige. Mon plus grand bonheur consiste à me faire des cafés près du feu avec les chouettes personne chez qui j'habite à Amman. Pourtant, je devrais partir à la découverte des environs. Madaba, Dana, le désert, la Mer Morte encore, l'est du pays où la Jordanie rencontre l'Irak et la Syrie. Tant d'endroits que mes yeux ne verront pas à cause du temps paralysant ou du manque de jours. Du grand manque de jour. Je ne comprendrai jamais les gens qui voguent d'un pays à un autre comme une course contre la montre. Je l'ai fait il y a quelques années, maintenant je sais et je ne referai plus cette erreur. Entre me taper 150km de bus et trois sites historiques ou boire un café tranquille en discutant religions avec un syrien, un palestinien et un mec des émirat arabes unis, est-ce que j'ai vraiment besoin d'affirmer l'option la plus enrichissante? Voilà pourquoi je ne me suis pas mise à courir à droite et à gauche malgré le temps oppressant. La Jordanie sera encore là dans quelques mois, quelques années. Les gens ne le seront peut-être pas.
Une chose est certaine, le Moyen Orient n'en a pas fini avec moi.
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