21 février 2012

Le cocon poussiéreux

Chez les marins d'en face le weekend dernier, Ema et moi avons pris une petite heure entre deux étagères. Assises en tailleur sur le tapis poussiéreux, les yeux vers le ciel, vers ces rangées sans fin de bouquins qui courent jusqu'au plafond. Les marchés aux livres n'abondent peut-être pas, mais ceux que l'on trouve s'avèrent être de magnifiques petites trouvailles.
J'ai toujours eu un faible pour les bouquineries. Pour l'odeur du vieux papier, pour celle de la nouvelle édition aussi parfois. Pour l'encre qui s'efface et pour les couvertures aux coins fripés. Je me sens bien dans ces petits cocons où les ouvrages s'entassent et où je peux lire jusqu'à l'étourdissement. Et puis, de ce côté ci de l'océan, les livres se laissent adopter pour quelques pièces. Par défaut, ils s'empilent donc sur les étagères et prennent une place de plus en plus importante dans mes valises.
Prendre un hiver chez les marins d'en face, c'est aussi en profiter pour attraper toute une collection d'ouvrages, des classiques et des romans contemporains qui je l'espère, trouverons une petite place dans un contaner en transit vers l'Acadie dans quelques mois.

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