L'Amérique est une terre parsemée de routes où les espaces sont gigantesques, un endroit de rêve pour le voyage. Après une courte carrière de mini-matelot (une autre histoire pour un autre jour), à deux ans, j'étais jetée dans le bain d'une Westfalia 88 flambant neuve. Pendant une décennie, mes vacances en famille se sont passées sur la route. L'envie de parcourir quelques centaines de kilomètres est presque innée. J'ai envie d'en conclure que chez moi, c'est un défaut de fabrication.
Chez les marins d'en face, signer une voiture de location et rouler 500 kilomètres en 24 heures est un peu une folie. Vaut mieux louer pour deux jours, et ainsi, absorber les frais de kilométrages supplémentaires de façon indirecte. À 40 centimes du kilomètre, il vaut mieux ne pas s'aventurer trop loin. Mais petit pays exige, la carte est grande et les distances sont courtes.
Le weekend dernier, mon pote KKE-Flex (amitié tout droit sortie d'un voyage en Grèce en 2008) était de passage chez les marins d'en face. Un bon temps pour nous entasser dans une sardine et parcourir 500 kilomètres en direction du nord de la Bretagne. Nous voulions voir la mer, rouler à travers la Côte de Granite Rose. C'était une façon détournée de prendre un weekend pour se sentir en vacance. Voir un nouveau coin de pays qui n'est finalement pas si éloigné, mais difficilement accessible en transport en commun.

Après avoir tourné jusqu'à l'étourdissement dans certains des ronds-points bretons, nous avons fait l'achat d'une précieuse carte-routière. Encore, je décrète qu'au delà les cossins électroniques sensés nous indiquer où l'on va, la bonne vieille carte papier, avec ses routes panoramiques et ses petits villages à découvrir est le meilleur ami du copilote.
Notre premier arrêt officiel sur la côte s'est fait à Saint-Quay-Portieux. Un havre entre deux falaises où reposent les voiliers en attendant la marée.




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