7 novembre 2010

Le désert et La Mer. 2

À la suite de la Mer Morte et du désert, nous avons, la famille de Doron, mon Canon (qui, entre parenthèses, a vraiment très envie de se munir d'un filtre polarized) et moi, exploré un coin de la réserve naturelle d'Ein Gedi. De quoi donner une envie folle de s'adonner régulièrement au hicking dans les régions désertiques de ce coin du monde. En tout cas, moi, j'ai maintenant très envie de me lancer à la conquête du pays dans mes bottes de marche. Parce que: wow!
En fait, cette marche m'a énormément fait pensé à une autre. En turquie en 2008, nous avions marché dans une george immence, mouillés des pieds à la tête  et accompagnés de deux guides turcs. Cette fois, à Wadi Agorot, nous avons traversé entre les montagnes en écoutant couler une rivière d'eau douce (qui coule pourtant à 1km de la Mer Morte). Nous avons marché, escaladé, sauté dans les chûtes et pris un soleil de fou sur la tête. Un paysage à couper le souffle, pas possible, incroyable. Je vais devoir me munir d'une banque interminable de qualificatifs pour tout exprimer sans être redondante. 

Ce qui m'amène à la réflexion suivante. Mais quelle bonne idée de partir en hiver. (disons que pour l'instant, les pluies n'ont pas commencées, ce qui me laisse à mes illusions sur la température hivernale). La chaleur du matin est terrible, mais soutenable cautionnant une très grosse bouteille d'eau. Je marche nu pieds et essais très fort de reprendre mon bronzage d'été (une problématique qui n'est pas rencore ésolue après une petite semaine en sol israélien). Le soir est frais et il fait bon de porter mon hoody et mes souliers. Puisque je suis hors saison (du moins jusqu'au temps des fêtes, moment où les sites importants du christianisme vont devenir suranimés), je n'ai pas trop à me préocuper des réservations d'auberges et je ne suis pas prise dans des hordes de touristes en tour guidés. Éviter les hordes de japonais (ou tout autre masse habillée de gilet fluos avec des sacs bananes et de chapeaux d'explorateurs beige), c'est quelque chose que j'affectionne tout particulièrement.
Pour dire vrai, je confesse: je n'ai pas encore mis les pieds dans une auberge de jeunesse, je n'ai pas payé de café internet, je n'ai pas mangé au restaurant et je n'ai pas nonplus rencontré de voyageurs. J'ai pris le train une seule fois et c'était en débarquant de l'avion, après m'être fait questionner et requestionner sur les motifs de ma visite en Israel. Jusqu'à maintenant, j'ai rencontré des Israelis, j'ai mangé avec eux, j'ai dormi dans leurs maisons, je me suis fait conduire dans leurs bagnoles. Et pour tout dire: j'en ai jamais appris autant sur un pays en si peu de temps.  

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