29 janvier 2012

Démangeaison et bateau-bus

Établie depuis presque un mois chez les marins d'en face, je regarde mon sac du coin de l'oeil. Il est plié, sagement rangé sur la dernière tablette de l'étagère du salon. Mon sac, il me démange. Il fallait prévoir que ce moment allait venir. Un mois, c'est immensément court et bien long à la fois. Il en reste deux. En avril, je partirai explorer un petit coin du monde. Lequel, c’est à voir. Quelques jours de liberté, encore et enfin. Salle drogue du voyageur qui ne démord pas. En attendant, je me concentre sur le pays des marins d'en face. Et peut-être une petite escapade ici ou là si l'horaire le permet. 
En volant au-dessus de l'océan, je m'étais juré de profiter de cette opportunité outre-mer pour explorer des contrées où je n'étais pas allée lors de mon dernier passage dans les vieux pays. À mon premier jour en sol français, le prix du billet de train jusqu'à la côte de Bretagne a bien réussi à me décourager de changer de pays tous les weekends. Mon Europass et ma 12-25, si précieuses il y a 7 ans, sont maintenant bien loin. On ne peut pas voyager comme si on avait 19 ans toute sa vie. Reste que malgré son inertie, ce mode de vie boulot-dodo à la Française me plaît également. Chaque chose en son temps.

Et puis, tant qu'à être dans le coin, il faut découvrir les environs. Accroître mes connaissances de la Bretagne, voir du pays, de la mer. Ne pas penser qu'au boulot. Voir que Lorient a le plus gros avantage d'être directement sur la côte et que pour 1 €,  le bateau-bus nous entraîne à la découverte de la presqu'île d'en face. Samedi encore, le soleil et la mer ont frappé les rochers du littoral, nous laissant ébahit devant la beauté de Port-Louis. 

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