6 janvier 2012

Titres de transports et jet lag

J'ai toujours aimé voyager au auto. Beaucoup plus qu'en avion. J'ai l'impression de sentir la route, la distance. Enivrée de caféine et de gras trans pour rouler encore et encore. En ce sens, les 16 000 km et les multiples segments de quatre jours de route en ligne à travers les États Unis cet automne ce sont évidemment bien passé sur mon système.
J'aime toujours mieux la route. Sauf pour la mer, mais là n'est pas le propos. Et sauf une fois. Je volais vers Israël dans un ciel sans nuage et, puisque je suis rendue pro dans l'insomnie des airs et sans m'avertir, j'ai eu droit au plus magnifique des levers de soleil. Sur le Vésuve, par delà la botte italienne et la Méditerranée. Le tout, à des millier de pieds d'altitude et dans un avion abordant un feuille d'érable. Je crois que j'ai pleuré. Ça devait être le mélange de la peur et la beauté.

Retour sur le présent. Mon vol de Montréal à Charles de Gaule cette semaine, lui, est caractéristique des moments que j'ai passé dans les transports aériens. Sans espace, sans repas, sans film, sans sommeil. Sans plaisir. Oh toi, Air Sardine: tu pues. Voilà, c'est dit. Mon coeur est vidé d'un peu d'antipathie. La prochaine fois, je devrai me rappeler de payer plus pour une meilleur qualité de vol. Enfin.
Mais le train. L'Europe, en train. Encore. Le train; toi, je t'aime. Surtout suivant une nuit blanche sur un minuscule banc d'avion. Et là, j'ai dormi. Trois heures de noirceur confortable sur un quatre heures de chemin en fer vers la côte ouest de la Bretagne. Quelque part entre Paris et Lorient, j'y ai trouvé le moyen d'éviter le jet lag. Combiner six heures d'une mauvaise qualité d'Airbus à trois heures d'attentes dans une gare européenne et quatre heures de TGV. Puis un repas, une bonne bouteille, 10 heures de sommeil, et la forme dès 9h le lendemain matin. Voilà!

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