16 janvier 2012

La galette

Le weekend dernier, il y a eu encore une expérience culturelle à saveur religieuse. D'abord, ça faisait longtemps que la fille du marin ne s'était pas plongé dans un contexte religieux à nouvelle saveur populaire. Ensuite, pour une fois, c'était la chrétienneté qui était en cause et pas une nouvelle religion aux dieux et messies méconnus. Parfois, ça fait du bien de se reconnaître un peu. Et puis l'histoire des marins d'en face, culturellement et religieusement parlant, avant le XVIIe, c'est aussi celle des marins de chez nous. 
Dimanche, Ema et moi étions invitées à une table familiale pour la galette des rois. La galette des rois, c'est un gâteau feuilleté à la pâte d'amandes. À l'intérieur se cache une fève, ou dans le monde moderne, une petite figurine en plastique. Celui qui se casse une dent sur la fève (parce que oui, ça arrive) devient le roi. Il se choisit donc un reine, ou la reine se choisit un roi, ou variantes à votre choix parce qu'il n'y a pas de discrimination chez la fille du marin. Puis, le roi à droit à une couronne en papier doré. La galette des rois, c'est la version populaire de l'Épiphanie, de la venue du messie, du soleil, de l'arrivée des rois mages à la crèche. Traditionnellement, ça a lieu le 6 janvier et l'événement boucle le cercle des 12 jours d'après Noël. Le soleil va monter de plus en plus, et religieusement parlant, le messie va venir éclairer le monde. 
Cela dit, même si les principaux intéressés de la galette sont un gâteau, une figurine et une couronne en papier, ce n'est pas qu'une fête pour enfant. Se faire la galette des rois le dimanche après-midi, ça sert aussi à discuter politique internationale en sirotant un magnifique ti-ponch de la Martinique. Ou c'est peut-être moi qui a tendance à tourner les fêtes en événements international. C'est selon. 
En Europe, les fêtes religieuses sont tout simplement un prétexte à la fête. C'était comme ça chez nous aussi, il y a un temps. À l'époque où nos mère faisaient de la titre à la Sainte-Catherine, où on mangeait de crêpes à la Chandeleur ou qu'on délaissait la viande le Merdredi des Cendres. À l'époque où le curé venait frapper à vos portes pour avoir à souper par exemple. Ça, ou vous dire que la procréation, c'était le bien et que la contraception, c'était le mal... Bon, je m'égare un peu. C'était pour dire que nous, les fêtes religieuses, on ne fait pas que leur donner un nouveau sens populaire et commercial. On les perds de plus en plus.


Dans l'histoire, il est bon de grandir. De changer. D'évoluer, surtout. Mais lorsqu'on oubli notre histoire, on risque de ne plus aller nul part. 
Une réflexion à suivre. 

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