La vie s'organise tranquillement entre notre petite maison du Rouho et les bureaux de l'espace Nayel. Outre ces nombreuses heures de travail qui prennent définitivement un gros pourcentage de notre horaire, nous tentons de découvrir les environs. Petits pubs, cafés, boulangeries. Magasins d'occasions, librairies, épiceries.
Chose étant, après avoir cohabité avec des délégations de marins d'en face pendant plusieurs années dans le fabuleux Montréal, ville du rock, je ne suis que très rarement surprise par leurs manies ou mots étranges. News Flash, en terre étrangère, je vous comprend possiblement mieux que vous ne me comprenez moi, la fille au drôle d'accent. "Ah, vous êtes acadienne! Je me disais aussi." Mais enfin, oui, j'en ai encore à apprendre. Il faut simplement fouiller un peu plus profond.
Pourtant, j'en découvre encore sur la culture bretonne, sur la vie en pays Franc. Par exemple, j'ai compris une règle bien simple: la répartition du marché en relation à la sémantique de ce que l'on cherche. La pharmaceutique dans une pharmacie, les cosmétiques dans un magasin de cosmétiques, les produits naturels dans un magasins de produits naturels, le pain dans une boulangerie, les journaux dans un kiosque à journaux et les cigarettes dans une tabagie. Chaque chose à ça place, à sa propre adresse. Pourquoi s'encombrer d'un super Walgreens lorsqu'on peut profiter d'une multitude de petits marchands. À ce jour, dans ce que je n'ai pas trouvé, il y a les briques de tofu et la boite de petite vache. Ça, et le café qui pose problème: à Lorient, les maison de torréfaction se font rare et le café s'achète au supermarché, dans des petits sac pré moulu. La règle sur la sémantique comporte donc une faille. Je devrais m'en sortir... jusqu'à la découverte d'un magnifique petit torréfacteur de café.
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