29 octobre 2011

4299 km plus tard

Entre l'appartement de Green st. à San Francisco et celui de la rue Rachel à Montréal, il y avait 4299 km. Juste ça et presque entièrement sur l'Interstate 80 vers l'est. En sortant de San Francisco, nous avons entendue le GPS dire la fameuse phrase: "Continuez encore sur mile quarante huit kilomètres." La route s'annonçait longue...
Nous avons donc roulé à travers le désert du Nevada, dans les plaines, dans la construction, de nuit, sans lumières; nous avons dormi au pied du parc Olympique de Salt Lake City; nous nous sommes trompé de chemin, avons préparé à souper dans une alte routière où le mercure titillait le point de congélation, vue une comète tomber du ciel et ingurgité une quantité impressionnante d'Energy Drink.


En tout, la route aura durée quatre jours, don trois nuits dans la voiture. Emmitouflé dans nos sacs de couchages, nous avons bien senti le temps se rafraichir à mesure de notre traversée vers l'Est. Au beau milieu du Wyoming, nous avons même eu droit à notre première tempête de neige de la saison. Magnifique vision des plaines américaine; les champs recouverts d'une mince couche blanche. Puis lorsque nous avons dormi jusqu'à 9h dans un parking de Walmart, congelé dans nos sacs de couchages, nous nous somme dit: "Vivement les petits 700 km jusqu'à Montréal. Ce soir, nous allons prendre une douche chaude et nous dormirons dans un lit".

24 octobre 2011

Le matin du retour

Aux dires de mon amie Sam, notre charmante hôte sur la côte Ouest, hier était une journée typique San Francisco Style. Sunday Funday!
C'est à dire un brunch arrosé aux Mimosas sans fin. Une petite descente sur la côte en voiture. Une jolie bouteille de blanc en après midi sur la terrasse du Ritz Carlton à Half Moon Bay. Il n'y a rien de trop beau. Un magnifique coucher de soleil fluo dans l'Océan Pacifique, une baignade dans l'eau glacée et un immence bourritos pour célébrer la fin de notre périple au pays de la bouffe mexicaine.
Que du bon, que du beau!  



En ce lundi matin, le soleil tend à percer la couche de brume sur la baie de San Francisco. Un café à la main, nous allons ramasser nos choses, faire un petit ménage de voiture et entamer notre voyage de retour. Il est impossible de faire plus longue route vers l'Ouest, mais nous avons la satisfaction d'avoir plongé dans l'océan.

23 octobre 2011

On the Road à l'Ouest

Regarder les panneaux de signalisations et avoir le choix entre prendre la route de Los Angeles ou celle de San Francisco, c'est une décision plutôt pas mal. C'est voir devant nos yeux la preuve de la route parcourue depuis le Québec. C'est un peu buzzant en réalité. Wow! Nous sommes presque au bout.
Il y a donc eu beaucoup de millage la semaine dernière. Nous sommes parti du sud du Texas en espérant atteindre la côte ouest, faire quelques détours intéressants et en privilégiant les routes panoramiques au chemin le plus court. Tant qu'à se faire la route d'est en ouest, autant choisir les coins les plus magnifiques. Les autoroutes bordées de rangées d'arbres et sans horizon, c'est ordinaire. Au choix, j'opte plutôt pour les petites routes désertiques bordées de cactus et de montagnes.
Mercredi dernier, après notre escapade au Grand Canyon, nous avions choisis d'aller en direction de Las Vegas. Nous avons traversé la ville en voiture, heureuses de jeter un coup d'oeil sur cet oasis de lumières au milieu de nul part. Cela dit, aucune somme d'argent ne fut investie d'aucune façon au pays du casino. Le gambling sera pour un autre voyage, les hôtels de luxe, les buffets à volonter et les strips clubs aussi. Complètement épuisées par le voyage, nous avons dormi dans la voiture à une heure de route à l'ouest de Las Vegas, entouré de trucks, entre un casino de banlieu et une base militaire. Nous nous sommes réveillées avec le soleil sur une des plus jolies routes de l'ouest. À l'oeil, j'aurais pu m'être retrouvée au milieu de la Sibérie que je ne me serais pas attendue à un paysage différent. Nous avons roulé sans croiser personne, l'aube dans la fesse. J'étais à la roue, et m'arrêter pour photographier le paysage aurait simplement gâché le moment. Les photos n'auraient pas su le rendre de toutes façons. C'était sur la 95 ouest.





Et puis, une Death Valley et plusieurs routes silloneuses (lire: de la mort) plus loin, nous sommes finalement atterries au bout du trajet. San Francisco, sur la côte Ouest.
San Francisco, c'est le genre d'endroit où tu as envie de t'installer pour un moment. À moins biensur que tu ne sois en voiture et que tu habites North Beach. Dans ce cas, tu as droit à des heures et des heures de brettage pour trouver un endroit où stationner ta voiture, dans une côte à 45 degrés s'il te plait. Tu y perds un peu de plaisir. Mais sinon, c'est magnifique et ça regorge de coins farfelues, de cafés, de shops, de personnes un peu louches et heureuses de l'être.
Et puis, je me suis procuré une version de On the Road dans la librairie beatnik de San Francisco. C'est l'endroit parfait pour me mettre sur le cas de Kerouak.




La route 66 est une enseigne en néon fluo

... ce qui est tout à fait vrai. La semaine dernière, nous avons roulé quelque centaines de miles sur la fameuse route 66. Seulement quelques centaines, parce que nous avons due écourter notre route. Il n'était plus question de faire le loop par LA avant d'atteindre San Francisco. Parfois, il faut savoir faire des choix.
Pour dire que en fin de compte, nous avons roulé sur la route 66 entre Albuquerque et la frontière du Nevada. De ce que nous avons eu la chance d'attraper sur la route, le must de la 66 se retrouve sur la Central Avenue, à la limite ouest de la ville de Albuquerque. Les néons pleuvent, les motels se succèdent: c'est simplement magnifique. Pourtant, il ne faut pas se méprendre. Le reste de la route vaut amplement le détour. Tout au long de l'Arizona, j'étais persuadé que si je regardais attentivement, j'allais voir un indien sur son cheval, dévaler le long des falaises. C'était le paysage typique de l'affrontement entre les cowboys les indiens. Pareil que ceux en plastique, comme avant.




Et puis, tant qu'à être dans le coin, mercredi dernier, nous avons profité de la route 66 pour nous faire un petit détour de 200 miles à la japonaise (le temps de jeter un coup d'oeil, de prendre 2 ou 3 photos et back sur la route) vers le Grand Canyon.
Alors là, "grand" est un terme très mal approprié pour désigner le dit canyon. Il est simplement gigantesque. Tu roules, tu roules, tu roules, tu es en pleine forêt avec des cerfs et des mountains lions, et tout d'un coup: un trou profond de 27 miles dans le vide. Vlan, sans avertissement. Dans ta face. Et c'est magnifique.


19 octobre 2011

Le passage

De façon générale, après être resté 6 jours en panne dans le désert, le plan consistait à venir attraper la route 66 le plus rapidement du monde, de remonter l'autoroute 25 le long du Nouveau Mexique, de jeter un coup d'oeil au désert de sable blanc et le tout, en prenant bien soin d'éviter El Passo, sur la frontière mexicaine. Sur ce, jetez un coup d'oeil à une carte. (La mienne, par exemple.) Depuis le sud du Texas, tenter de contourner El Passo en cherchant les autres points ci-dessus mentionnés s'avère une tâche périlleuse. Les détours sont nombreux; il faut rouler vers le nord, un peu vers le sud, tenter l'ouest en vironant à l'est. Mais en fin de compte, ce soir, la tâche est accomplie! Bravo nous pour cette journée de route bien remplie. Les néons de la route 66 nous ont même accueilli sur le coup de 9h ce soir. Here we are baby! Mais je reparlerai de la Mother Route lorsque je l'aurai vue sous la lumière du jour. Pour l'instant, elle est un peu dure à suivre et se matérialise dans la lumière fluo.

Sur la route, aujourd'hui, j'aurais aussi aimé faire mile et une autre activités. J'aurais voulu visiter les galeries de Marfa, tenter de voir les Marfa Lights et me faire les trift shops de Roswell; j'avais de magnifiques plans de shooting devant El Passo chapel (celle de Kill Bill, évidement) et le tout, de jour pour admirer la route dans son ensemble. J'aurais eu besoin d'une journée de solstice, en juin, et là encore... En bref, mes idées de grandeur sont mises au défit par l'immensité de l'ouest américain. Malheureusement, elles sont aussi compressées par un retour éminent.

La journée de demain sera cruciale sur notre itinéraire. Le plan est de d'abord se faire le Grand Canyon et ensuite, de faire un choix important: espérer attraper la côte Ouest et rouler en dingue pour les 10 prochains jours, ou rentrer tranquillement au Pays des Marins en appréciant le voyage et tout ce qui vient sur la route.





15 octobre 2011

Look at Big Bend


Stuck in the desert

Nous nous étions arrêtes dans le désert, croyons que 2 ou 3 jours allaient suffire à nous sevrer de chaleur. Nous avions raisons. Chose étant que nous nous sommes retrouvées prises à Terlingua.
Ce n'est rien de grave, c'est même une problématique que nous avions envisagée avant de partir explorer le sud ouest en voiture. Un problème est survenu. Il faut maintenant le résoudre et ça implique un garage, quelques petites pièces de Golf et deux mécaniciens en congé pour le weekend. La voiture a refusé de démarrer en face du seul garage à 200 miles à la ronde. Bon timing. Depuis jeudi, nous sommes donc bloquées dans le désert, un endroit magnifique entouré de montagnes.

Puisque toute mauvaise chose à un bon coté caché quelque part, à Terligua, depuis 17 ans, le 3e dimanche d'octobre, une bande de joyeux lurons organisent un festival de musique. C'est tout croche et bourré de personnages incroyables.
Nous avons donc dressé notre tente en plein milieu d'un champ, là où se sont établi les gens descendue exprès pour le weekend. C'est le rustique le plus simple et c'est gratuit. En prime, la nuit, on entend les coyotes hurler et, puisque c'est la sécheresse, les campeurs saouls crier leur désespoir de ne pas pouvoir s'éclairer d'un feu de camp. Que du bonheur quoi.





Alors donc, nous passons le temps à l'ombre, à boire des cafés, à écouter de la musique, à découvrir la région et à discuter avec les gens du coins. Nous sommes maintenant reconnue comme les deux canadienne dont la voiture a manquée à Terlingua. Les gens nous conseillent de nous acheter une petite terre et de nous établir ici. Et deux fois par jour, au minimum, quelqu'un nous demande si on connait Émilie Clepper. Parce que habituellement, elle vient à Terlingua pour le festival, que c'est une amie d'enfance ou que son père est le meilleur pote de la personne. Bref, nous sommes un peu déçue de ne pas croiser Émilie Clepper. L'aventure aurait été simplement parfaite.

12 octobre 2011

Big Bend

Il y a des questions sans réponses. Du genre, pourquoi personne ne m'a jamais parlé du parc national de Big Bend. Nous avons pris connaissance de cette étendue de montagnes magnifiques pour la première fois la semaine dernière, alors que nous sommes tombées par hasard sur une exposition de photos ayant pour thème le dit parc national. Cheezy, oui, mais particulièrement attrayant pour deux québécoises en Road trip.
Direction sud ouest, sur la frontière mexicaine.

D'abord, il fait chaud. Très chaud. C'est la nuit, et il fait toujours chaud. Dans les 95 degrés. Nous travaillons très fort pour garder quelques bières à une température respectable. D'un autre côté, c'est aussi beaucoup moins compliqué de faire bouillir de l'eau. Voyons les deux faces de la médaille.
Ensuite, sur la route, enfin, il y a le désert, des montagnes anguleuse et des cactus à la tonne. Il devrait aussi y avoir des roadrunners, mais eux, on n'en a croisé aucun. C'est le Texas baby!




Nous avons donc passé la journée d'aujourd'hui dans Big Bend. Quelques heures de hiking sous un soleil de plomb. Beaucoup d'eau, des montagnes, de la roche, un peu de route et le soleil au milieu de tout ça. C'est particulièrement grandiose. Immense. Magnifique.
Enfin, nous chaussons nos bottes de marches et nous nous activons à faire quelque chose de mieux que la tournée des frippes texanes.



Suivront dans quelques temps des images de Big Bend de qualité supérieure à celles ci, quoi que non proportionnelles à la beauté de l'endroit.

9 octobre 2011

What about Texas

Maintes fois, j'ai dit que j'aimais bien le sud des États Unis. Évidemment, ce n'est pas pour le choc culturel que nous sommes en train de vivre. Question dépaysement des cultures, il va falloir repasser.
Par contre, la route du sud est magnifique. Les gens qu'on y croise sont super (d'ailleurs, essayer de voyager avec des bottes de cowboy et un petit chapeau: c'est officiellement le meilleur truc pour se faire des amis à tous les coins de rues). Et puis, les paysages se rapprochent de plus en plus du coucher de soleil du Far West. Celui là. Le mythique. Avec le désert, les petites montagnes et Lucky Luke sur son cheval vers le couchant.
Je crois que je vais réintituler "Road Tripping Route 66" "Far West Road Tripping". On ne se fera pas de cachettes, nous sommes sur la route depuis deux semaines et nous sommes encore loin de la route mythique. Nous allons devoir traverser le Texas et le Nouveau Mexique, faire un changement d'huile au passage et hicker dans le désert et les montagnes. Juste du plaisir en perspective.

Cela dit, j'ai enfin connecté ma Canon au laptop. J'ai donc une tonne de nouvelles images à partager.  Parce que non, je n'ai pas seulement pris de images avec mon iPhone.



Puis finalement, aux dernières nouvelles, Manu et moi habitons depuis deux jours dans une petite maison située la minuscule ville de Hunt, à 100 miles à l'ouest de Austin. C'est magnifique, tout vitré avec des meubles en rotins blanc. On se baigne dans la rivière, il y a des cerfs dans la court, des aigles dans le ciel et des éclairs dans la nuit. Nous voulions nous faire un petit hicking dans les environs, mais depuis hier, le temps est à l'orage. Les plans sont reportés à demain. 
En attendant, je vous assure que le Texas est le repère du vintage. Je n'ai jamais aussi damné devant les flee markets et les vieilles et magnifiques bebelles-que-nous-allons-bientôt-manquer-de-place-pour-rapporter-tout-ca. 
... d'accord, je plaide coupable. C'est ma faute. La prochaine fois que je viens au Texas, ce sera en pick up, avec un traileur.




*Et Manu dit : « Même si c'est moi qu'on voit sur les photos en train de magasiner, sachez que ce n'est pas moi qui dépense dans les shops vintages! Mais ahhh c'est tellement difficile! » :)

6 octobre 2011

Vintage City

En 2005, je suis débarquée à Berlin pour y trouver la ville la plus chouette du monde. On habitait dans un vieil appartement de Berlin ouest et on a passé la semaine entouré d'artistes de cirque. C'était simplement fantastique. Qui aurait pu prévoir qu'en 2011, une ville texane allait déloger Berlin de son statut de ville merveilleuse.
Dimanche dernier, nous avons repris la route vers l'ouest. Nous avons roulé vers le soleil couchant en direction de Austin, tx. D'abord, les seuls informations que nous avions sur Austin était qu'on pouvait y voir du Roller Derbi (que nous avons malheureusement loupé), qu'une connaissance allait nous loger quelques jours, et qu'on allait y croiser mes copains de Jafo 31 (voir ici les chroniques des Pays du Sable). Fair enough.
Depuis lundi, j'ai donc découvert que Austin était La capitale mondiale de la musique live. Bluegrass, jazz, alternative music, il y en a partout, tout le temps. Dans les bars, les cafés, les rues. Il y a même un violoneux du nom de Warren Hood qui semble nous suivre pas à pas. Sur 7 différents bands que nous sommes allé écouter jusqu'à présent, il est apparu dans 5 d'entre eux. Le runnig gag est de ce dire que si Warren Hood n'est pas présent où on sort, ça ne vaut même pas la peine d'y aller.
Second fait intéressant sur Austin: les fripperies. Moi qui pensais que Montreal regeorgait de bebelles d'occasions, j'était complètement dans le champ! Austin, c'est le paradis du vintage. Du vintage, de l'enseigne en néon et de l'écriture attaché des années 50. C'est simplement parfait.
Et puis, nous avons fait la connaissance de gens fantastiques. Élise, si tu lis ce post, Billy est un hôte fantastique, ses copains sont géniaux et nous te sommes plus que reconnaissantes du contact. Billy te salut très fort en passant.

Si j'avais à habiter une ville américaine, ce serait définitivement Austin, tx.
















4 octobre 2011

Les seins

Au cas où, à tout hasard, quelqu'un n'aurait pas compris à quelle point la Nouvelle Orleans était un endroit hors de la réalité, je me suis dit que ça valait la peine de partager quelques autres images prise le weekend dernier.
Tous les soirs, c'est la fête sur Burbon Street. L'alcool est servi à l'extérieure, la musique joue dans tous les coins, les gens s'entassent sous les étoiles, les colliers de perles sont échangés contre les seins. Les seins, oui oui.









1 octobre 2011

Nightlife

Il y a deux jours, je croyais vraiment avoir posté un billet intitulé "life's a box' o' chocolat" inspiré d'une aventure vécue à la frontière de l'Alabama. Tan pis. L'important de l'histoire consistait en une scie à métal placée sous la voiture et la trouvaille des plus cool mini bottes de cowboy vintage à 1$ dans un bled de l'Alabama. Rien de trop spécial.











Coté aventure, Manu et moi sommes donc descendue jusqu'en nouvelle orleans. Nous y sommes depuis deux jours, et après avoir explorer les bayous et les marais d'alligators, le gros plan de la journée consiste à aller de promener en ville avant 23h ce soir. Ce n'est pas que la vie de nuit sur Freshmen Street n'est pas fantastique (sérieusement, c'est peut être le meilleur nightlife jazzy du monde!) mais voir le French Quarter en plein jour semble plus qu'intéressant.
Depuis que nous sommes passées par Nashville en début de semaine, nous sommes entourés de musique. De partout, tout le temps. Du rock, du jazz, du bluerass.
Hier, nous avons terminés la soirée à 4h du matin dans peut être le meilleur show que je n'ai jamais eu la chance de voir. À la fin, le contrebassiste se tenait en équilibre sur sa base, le chanteur fessait des push-up d'une main en jouant de l'harmonica de l'autre sur le plancher de la salle et le guitariste jouait avec une bouteille de corona, au beau milieu de la rue. Le tout, en ajoutant des bottes pointues, des chapeaux fédora, des bretelles et des chemises. C'était simplement épique. Voilà, j'y repense, et je suis toute énervée.